En introduisant les ondes physiques de M. Louis de Broglie pour représenter un corpuscule, on montre que des hypothèses simples et naturelles permettent de lever le paradoxe d'Einstein-Podolsky-Rosen.
Dans ce travail sont indiqués les premiers éléments d'une méthode pour rapprocher la «théorie de la double solution » de M. Louis de Broglie de 1927 des théories quantiques usuelles. On part d'une critique de la notion de système physique et de la représentation géométrique des corpuscules. On est conduit à représenter un corpuscule par une fonction u de point de l'espace-temps. Cette fonction u est comparée à la fonction d'onde prévisionnelle ψ de la mécanique ondulatoire. Les prévisions pour un corpuscule décrit par la représentation fonctionnelle s'expriment au moyen d'une fonctionnelle X (u, t) . Trois types d'ondes interviennent : onde physique u, onde prévisionnelle sommaire ψ, onde prévisionnelle fonctionnelle X, d'où le nom de méthode triondulatoire.
Dans la théorie de la double solution un corpuscule est représenté par une onde physique u qui obéit à une équation non-linéaire et qui présente une singularité. M. Louis de Broglie a admis, en outre, qu'un train d'ondes u dans l'espace ne devait pas s'étaler indéfiniment comme dans le cas linéaire, et que l'onde u devait se régénérer après un passage à travers un miroir semi-réfléchissant. On n'est pas du tout assuré que de telles conditions sont compatibles entre elles. Ici on établit la compatibilité de certaines de ces conditions.