DANS CETTE THESE, NOUS ETUDIONS NUMERIQUEMENT DEUX MODELES DE HUBBARD BIDIMENSIONNELS. CES MODELES REPRESENTENT DES PARTICULES QUANTIQUES EN INTERACTION SUR UN RESEAU. NOUS DETERMINONS LES DIFFERENTES PHASES PRESENTES DANS L'ETAT FONDAMENTAL DE CES SYSTEMES, AINSI QUE LA NATURE DES TRANSITIONS QUANTIQUES ENTRE CES PHASES GRACE A DES METHODES DE MONTE CARLO QUANTIQUES EXACTES OU APPROCHEES. LE PREMIER MODELE REPRESENTE DES BOSONS DE CUR DUR SE DEPLACANT DANS UN RESEAU CARRE ET SOUMIS A DES INTERACTIONS REPULSIVES ENTRE PREMIERS ET SECONDS VOISINS. CE MODELE EST EXACTEMENT EQUIVALENT A UN MODELE DE HEISENBERG QUANTIQUE. NOUS UTILISONS POUR CETTE ETUDE DEUX ALGORITHMES RECENTS DONT L'UN EST DEVELOPPE PAR NOTRE EQUIPE. ILS PERMETTENT TOUS DEUX LE CALCUL DU CONDENSAT ET DES FONCTIONS DE GREEN. CECI NOUS A PERMIS DE DETERMINER LES PHASES PRESENTES DANS CE SYSTEME (SOLIDES, SUPERFLUIDE OU SUPERSOLIDE), LEUR DIAGRAMME, ET D'ETUDIER LA PLUPART DES TRANSITIONS QUANTIQUES. LE SECOND MODELE EST UN MODELE DE FERMIONS SUR RESEAU CARRE AVEC UNE INTERACTION REPULSIVE SUR SITE ET DEUX FORMES DE DESORDRE (PAR UN POTENTIEL EXTERNE OU DANS LE PARAMETRE DE SAUT). NOUS ETUDIONS LA DESTRUCTION PAR LE DESORDRE DE LA PHASE ANTIFERROMAGNETIQUE PRESENTE AU DEMI-REMPLISSAGE. LE PROBLEME DU SIGNE RENDANT LES SIMULATIONS EXACTES IMPOSSIBLES, NOUS UTILISONS DEUX APPROXIMATIONS : CELLES DE CHAMP MOYEN ET DU CHEMIN CONTRAINT. LA PREMIERE NOUS DONNE RAPIDEMENT UNE IDEE DU DIAGRAMME DE PHASE MAIS SURESTIME LARGEMENT LE ROLE DES INTERACTIONS. LA SECONDE A ETE COMPAREE A DES RESULTATS EXACTS POUR DETERMINER LES PARAMETRES (FONCTION D'ESSAI, INTERACTION EFFECTIVE) REPRODUISANT CORRECTEMENT LES CORRELATIONS MAGNETIQUES DU SYSTEME. INCORPORANT L'EFFET DES FLUCTUATIONS QUANTIQUES, ELLE MENE A DES RESULTATS QUALITATIVEMENT CORRECTS ET DONNE UNE VALEUR CRITIQUE DU DESORDRE POUR LA DISPARITION DE L'ORDRE A LONGUE PORTEE.
DANS CETTE THESE, NOUS ETUDIONS NUMERIQUEMENT DEUX MODELES DE HUBBARD BIDIMENSIONNELS. CES MODELES REPRESENTENT DES PARTICULES QUANTIQUES EN INTERACTION SUR UN RESEAU. NOUS DETERMINONS LES DIFFERENTES PHASES PRESENTES DANS L'ETAT FONDAMENTAL DE CES SYSTEMES, AINSI QUE LA NATURE DES TRANSITIONS QUANTIQUES ENTRE CES PHASES GRACE A DES METHODES DE MONTE CARLO QUANTIQUES EXACTES OU APPROCHEES. LE PREMIER MODELE REPRESENTE DES BOSONS DE CUR DUR SE DEPLACANT DANS UN RESEAU CARRE ET SOUMIS A DES INTERACTIONS REPULSIVES ENTRE PREMIERS ET SECONDS VOISINS. CE MODELE EST EXACTEMENT EQUIVALENT A UN MODELE DE HEISENBERG QUANTIQUE. NOUS UTILISONS POUR CETTE ETUDE DEUX ALGORITHMES RECENTS DONT L'UN EST DEVELOPPE PAR NOTRE EQUIPE. ILS PERMETTENT TOUS DEUX LE CALCUL DU CONDENSAT ET DES FONCTIONS DE GREEN. CECI NOUS A PERMIS DE DETERMINER LES PHASES PRESENTES DANS CE SYSTEME (SOLIDES, SUPERFLUIDE OU SUPERSOLIDE), LEUR DIAGRAMME, ET D'ETUDIER LA PLUPART DES TRANSITIONS QUANTIQUES. LE SECOND MODELE EST UN MODELE DE FERMIONS SUR RESEAU CARRE AVEC UNE INTERACTION REPULSIVE SUR SITE ET DEUX FORMES DE DESORDRE (PAR UN POTENTIEL EXTERNE OU DANS LE PARAMETRE DE SAUT). NOUS ETUDIONS LA DESTRUCTION PAR LE DESORDRE DE LA PHASE ANTIFERROMAGNETIQUE PRESENTE AU DEMI-REMPLISSAGE. LE PROBLEME DU SIGNE RENDANT LES SIMULATIONS EXACTES IMPOSSIBLES, NOUS UTILISONS DEUX APPROXIMATIONS : CELLES DE CHAMP MOYEN ET DU CHEMIN CONTRAINT. LA PREMIERE NOUS DONNE RAPIDEMENT UNE IDEE DU DIAGRAMME DE PHASE MAIS SURESTIME LARGEMENT LE ROLE DES INTERACTIONS. LA SECONDE A ETE COMPAREE A DES RESULTATS EXACTS POUR DETERMINER LES PARAMETRES (FONCTION D'ESSAI, INTERACTION EFFECTIVE) REPRODUISANT CORRECTEMENT LES CORRELATIONS MAGNETIQUES DU SYSTEME. INCORPORANT L'EFFET DES FLUCTUATIONS QUANTIQUES, ELLE MENE A DES RESULTATS QUALITATIVEMENT CORRECTS ET DONNE UNE VALEUR CRITIQUE DU DESORDRE POUR LA DISPARITION DE L'ORDRE A LONGUE PORTEE.
Dans ce manuscrit, une instance particulière de représentation en bosons esclaves, introduite pour la première fois par Kotliar et Ruckenstein dans le context du modèle de Hubbard, est utilisée dans le but d’analyser les effets des interactions électroniques sur deux classes distinctes de propriétés de systèmes décrits par des modèles de Hubbard étendus.Dans un premier temps, une extension originale du modèle de Hubbard est introduite. Elle tient compte d’un potentiel à une particule modulé dans l’espace, ainsi que d’interactions entre électrons occupant des sites plus proches voisins. Ses propriétés statiques—comme les différents états fondamentaux en compétition dans son diagramme des phases à température nulle, ou encore la structure des bandes de ses quasiparticules—sont étudiées, dans le cas particulier d’une bande demi-remplie, dans l’approximation de point-selle de l’action associée à la représentation de Kotliar et Ruckenstein. Dans le diagramme des phases, une compétition entre deux phases ordonnées est étudiée. Ces phases, harborant toutes deux une modulation alternée de leur distribution de charges, se distinguent par la présence, ou non, d’un ordre antiferromagnétique de leurs spins. Des transitions fortement discontinues entre ces deux phases sont révélées par l’étude des paramètres d’ordre pertinents a différentes échelles de couplage. De larges régions de coexistence, dans lesquelles l’énergie de l’une des phases est légèrement supérieure à celle de l’autre phase, sont cartographiées. Dans ces régions, les différences notables de valeurs du gap de la structure des bandes entre les deux phases sont mises en évidence, donnant alors lieu à de possibles applications dans le domaine des matériaux fonctionnels.Dans un second temps, un modèle de Hubbard, étendu d’un potentiel d’intéraction de Coulomb à longue portée entre les électrons, est analysé à l’aide d’une forme alternativede la représentation de Kotliar et Ruckenstein. Un exemple de propriété dynamique du modèle, son spectre d’excitation de charges à temperature nulle, est calculé sous la forme de la fonction diélectrique dynamique. Plus particulièrement, les fluctuations gaussiennes des champs de bosons esclaves autour de la solution de point-selle paramagnétique sont calculées, permettant ainsi la détermination d’une formule analytique pour la susceptibilité dynamique de charge, et de ce fait pour la fonction diélectrique et la conductivité optique dynamiques. Les spectres, composés d’un continuum d’excitations particule-trou, ainsi que de deux modes collectifs: le plasmon et une signature de la bande de Hubbard supérieure, sont alors comparés avec l’approximation standard de la phase aléatoire, de sorte à mettre en exergue les effets dûs aux fortes corrélations électroniques. Un intérêt particulier est porté à la fréquence plasma, l’energy du mode de plasmon aux grandes longueurs d’ondes, mettant l’accent sur les effets du réseau cristallin et l’importance de la renormalisation de la masse effective inverse due aux interactions entre électrons.
Les systèmes fortement corrélés, pouvant adopter des phases surprenantes de la matière, émergent dans le domaine des atomes ultra-froids ou dans celui de l’électrodynamique quantique en cavité (CQED). Ceux-ci sont au centre d’intenses travaux expérimentaux et théoriques. Dans cette thèse, nous présentons une étude de deux modèles de bosons avec deux ou zéro états internes. Ceux-ci peuvent se déplacer sur un réseau, et sont localement couplés avec des spins 1/2. Notre intérêt réside dans la détermination du diagramme de phase de l’état fondamental de ces systèmes ainsi que de l’étude des propriétés de phase et des transitions entre ces dernières. Nous avons utilisé deux outils : une approximation de champ moyen et des simulations de Monte-Carlo quantique, qui fournit des résultats numériquement exacts. Le premier modèle, appelé modèle de Kondo bosonique sur réseau, s’inscrit dans le contexte des atomes ultra-froids sur réseau. Nous trouvons que sa physique est proche de celle du modèle de Bose-Hubbard, présentant des phases de Mott et superfluide. Le couplage local renforce le caractère isolant et on observe l’émergence de phases magnétiques au travers de couplage direct ou indirect entre bosons et/ou spins. Les effets thermiques, inhérents à tout dispositif expériemental, sont aussi étudiés. Le second modèle s’inscrit dans le domaine de la CQED sur réseau, décrit un régime de couplage ultra-fort entre des photons et des atomes, et est appelé modèle de Rabi sur réseau. Le diagramme de phase présente juste deux phases : une phase cohérente dans laquelle les spins locaux s’ordonnent ferromagnétiquement ainsi qu’une phase incohérente compressible paramagnétique
A novel approach to static and dynamic functionalities in strongly correlated systems Dans ce manuscrit, une instance particulière de représentation en bosons esclaves, introduite pour la première fois par Kotliar et Ruckenstein dans le context du modèle de Hubbard, est utilisée dans le but d’analyser les effets des interactions électroniques sur deux classes distinctes de propriétés de systèmes décrits par des modèles de Hubbard étendus.Dans un premier temps, une extension originale du modèle de Hubbard est introduite. Elle tient compte d’un potentiel à une particule modulé dans l’espace, ainsi que d’interactions entre électrons occupant des sites plus proches voisins. Ses propriétés statiques—comme les différents états fondamentaux en compétition dans son diagramme des phases à température nulle, ou encore la structure des bandes de ses quasiparticules—sont étudiées, dans le cas particulier d’une bande demi-remplie, dans l’approximation de point-selle de l’action associée à la représentation de Kotliar et Ruckenstein. Dans le diagramme des phases, une compétition entre deux phases ordonnées est étudiée. Ces phases, harborant toutes deux une modulation alternée de leur distribution de charges, se distinguent par la présence, ou non, d’un ordre antiferromagnétique de leurs spins. Des transitions fortement discontinues entre ces deux phases sont révélées par l’étude des paramètres d’ordre pertinents a différentes échelles de couplage. De larges régions de coexistence, dans lesquelles l’énergie de l’une des phases est légèrement supérieure à celle de l’autre phase, sont cartographiées. Dans ces régions, les différences notables de valeurs du gap de la structure des bandes entre les deux phases sont mises en évidence, donnant alors lieu à de possibles applications dans le domaine des matériaux fonctionnels.Dans un second temps, un modèle de Hubbard, étendu d’un potentiel d’intéraction de Coulomb à longue portée entre les électrons, est analysé à l’aide d’une forme alternativede la représentation de Kotliar et Ruckenstein. Un exemple de propriété dynamique du modèle, son spectre d’excitation de charges à temperature nulle, est calculé sous la forme de la fonction diélectrique dynamique. Plus particulièrement, les fluctuations gaussiennes des champs de bosons esclaves autour de la solution de point-selle paramagnétique sont calculées, permettant ainsi la détermination d’une formule analytique pour la susceptibilité dynamique de charge, et de ce fait pour la fonction diélectrique et la conductivité optique dynamiques. Les spectres, composés d’un continuum d’excitations particule-trou, ainsi que de deux modes collectifs: le plasmon et une signature de la bande de Hubbard supérieure, sont alors comparés avec l’approximation standard de la phase aléatoire, de sorte à mettre en exergue les effets dûs aux fortes corrélations électroniques. Un intérêt particulier est porté à la fréquence plasma, l’energy du mode de plasmon aux grandes longueurs d’ondes, mettant l’accent sur les effets du réseau cristallin et l’importance de la renormalisation de la masse effective inverse due aux interactions entre électrons.
Cette thèse porte sur trois modèles d’électrons fortement corrélés : le modèle de Kitaev-Hubbard, le modèle de Hubbard sur le réseau en treillis et le modèle de Hubbard sur le réseau en nid d’abeille. La résolution de ces trois modèles est basée sur les méthodes d’amas quantiques telles que l’approximation de l’amas variationnel (VCA), le champ moyen dynamique sur amas (CDMFT) et l’approximation de l’impureté dynamique sur amas (CDIA). Le solutionneur utilisé avec ces méthodes est la diagonalisation exacte (ED) à température nulle. Le modèle de Kitaev-Hubbard est une variante du célèbre modèle de Hubbard, défini sur le réseau du graphène et comportant un terme de saut t′ dépendant du spin, qui joue un rôle analogue à celui d’une interaction spin-orbite. Au demi-remplissage et dans la limite à couplage fort (U → ∞), ce modèle est une interpolation entre le modèle de Heisenberg pour l’antiferromagnétisme et le modèle de Kitaev utilisé en information quantique. Contrairement au modèle idéalisé de Kitaev, le modèle de Kitaev-Hubbard peut être réalisé dans des réseaux optiques d’atomes froids et ainsi supporter, dans certaines limites (t′ ∼ t, U ≫ t), des calculs quantiques topologiques. À couplage modéré, notre étude conduit à un diagramme de phase comportant de l’antiferromagnétisme, de liquide de spin algébrique ainsi que deux types de semi-métaux. Ces différentes phases du modèle se rencontrent en un seul point sur le plan (U, t′). La transition entre la phase antiferromagnétique et les phases semi-métallique est du deuxième ordre, alors qu’elle est du premier ordre entre le liquide de spin algébrique et l’antiferromagnétisme. La méthode d’amas quantique utilisée dans ce projet est l’approximation de l’impureté dynamique sur amas (CDIA). Le réseau en treillis constitue une description simplifiée du matériau Sr[indice inférieur 14−x]Ca[indice inférieur x]Cu[indice inférieur 24]O[indice inférieur 41], qui a une structure en échelles couplées. C’est un matériau supraconducteur découvert en 1996, mais dont la température critique est très sensible à la pression. La présence et le mécanisme de la supraconductivité, ainsi que la symétrie du paramètre d’ordre restent des sujets de recherche. Le matériau présente aussi des propriétés similaires aux cuprates et reste le seul supraconducteur à base d’oxyde de cuivre n’ayant pas une structure plane. Pour cette raison, l’étude du Sr[indice inférieur 14−x]Ca[indice inférieur x]Cu[indice inférieur 24]O[indice inférieur 41] est d’intérêt dans le but de comprendre le mécanisme de la supraconductivité causée par les corrélations électroniques, comme celle des cuprates. Notre étude montre que la supraconductivité est présente dans une gamme de densités électroniques s’échelonnant entre le demi-remplissage et un dopage d’environ 20%. De plus, les résultats montrent que le paramètre d’ordre est de type singulet d + id dans une gamme de dopage. Ainsi, la supraconductivité est peut-être chirale, c’est-à-dire qu’elle brise l’invariance par inversion du temps. Ce système porterait donc du courant spontané à la périphérie de l’échantillon même en absence de champ magnétique. Pour étudier ce modèle, nous avons utilisé l’approximation de l’amas variationnel (VCA) et le champ moyen dynamique sur amas (CDMFT). Le modèle de Hubbard étendu sur le réseau en nid d’abeille décrit approximativement le graphène et les matériaux analogues. L’étude de ce modèle montre que la supraconductivité peut être présente dans ce système. De plus, en fonction du dopage, notre étude montre que le paramètre d’ordre est de type triplet et de symétrie p + ip. Ainsi, la supraconductivité serait chirale. Les résultats indiquent aussi que la répulsion électron-électron entre atomes voisins favorise la supraconductivité dans sa forme chirale. Ces résultats ont été obtenus à la fois par l’approximation de l’amas variationnel (VCA) et le champ moyen dynamique sur amas (CDMFT).
Bon nombre de systemes physiques peuvent etre modelises par des particules quantiques sur reseau. L’etude de ces systemes dans les basses dimensions est interessante car beaucoup d’entre eux sont effectivement a une ou deux dimensions, et plus la dimension est basse plus la physique est riche car les effets de champ moyen disparaissent. Un modele bidimensionnel permet par exemple de decrire de l’helium adsorbe sur du graphite, ou encore des supraconducteurs a haute temperature. Tous ces systemes peuvent etre etudies avec le modele de Hubbard qui permet une description realiste de la physique sur reseau. Le modele par sa nature discrete se prete egalement bien aux simulations numeriques, qui prennent tout leur interet face a la pauvrete des resultats analytiques. Dans cette these, le modele de Hubbard est utilise pour l’etude de quelques systemes qui font actuellement l’objet de recherches intenses, tant au niveau theorique qu’experimental.
Le piégeage optique d'atomes sur réseaux optiques permet d'étudier leur comportement dans un régime de très basse température, de l'ordre du nanokelvin, sans geler le degré de liberté de leur moment cinétique. Ces méthodes récentes de piégeage offrent la possibilité d'analyser le magnétisme des phases quantiques spontanément adopté par les atomes. Dans cette thèse, nous étudions numériquement des bosons à deux états effectifs de spin, ou bosons de spin-1/2, ainsi que des bosons à trois états de spin, ou bosons de spin-1, avec deux méthodes conceptuellement différentes: une approche simplifiée en champ moyen et une méthode exacte, la méthode de Monte Carlo Quantique. Au delà de l'étude de ces deux systèmes, nous comparons une méthode en champ moyen, parfois abusivement employée, à la méthode de Monte Carlo Quantique. L'étude approfondie du système de bosons de spin-1/2 en une et deux dimensions dans la limite de température nulle montre l'influence de la dimension sur la physique de ce système. Les effets thermiques, non négligeables expérimentalement, sont aussi étudiés. Enfin, le système de bosons de spin-1 piégés sur un réseau bidimensionnel, système plus riche et plus complexe à étudier que le précédent, est étudié dans la limite de température nulle. L'étude de ces deux systèmes révèle différentes organisations magnétiques dans les phases isolantes de Mott ainsi que dans la phase superfluide, telles qu'un superfluide ferromagnétique. Des transitions de phases du premier ordre et des mouvements cohérents anticorrélés, présents dans les phases de Mott, sont aussi observés.