La mécanique intuitionnelle repose-t-elle nécessairement sur le tenseur binaire radical ?
Peiyao Xiong
Dans l’histoire des recherches linguistiques, nombreux sont les linguistes qui ne s’intéressent qu’aux faits linguistiques, c’est-à-dire aux résultats finals ; a contrario, les gestes mentaux précédant l’acte de langage sont peu ou prou ignorés. Néanmoins, une nouvelle page s’est tournée dès l’apparition de la psychomécanique du langage de Gustave Guillaume ; cette approche nous invite à découvrir et à reconstruire la mécanique intuitionnelle du langage, c’est-à-dire les mécanismes psychiques dont se recompose une langue. Selon Gustave Guillaume, les mécanismes psychiques, qui impliquent obligatoirement des gestes mentaux, reposent largement sur le mouvement de particularisation et celui de généralisation ; lesdits mouvements constructeurs du langage constituent ce que Gustave Guillaume a nommé le tenseur binaire radical. Cependant, la question se pose de savoir si la mécanique intuitionnelle repose à coup sûr sur le tenseur binaire radical. Dans ce contexte, d’une part, nous allons nous interroger sur le tenseur binaire radical de Gustave Guillaume et le tenseur bi-ternaire de Bernard Pottier ; d’autre part, inspiré des mécanismes Yin-Yang, nous proposerons, mutatis mutandis, un schème sinusoïdal de nature logico-algébrique, dans le but de remplacer, si besoin est, le tenseur binaire radical de Gustave Guillaume et d’expliquer nos gestes mentaux sous d’autres angles herméneutiques.
•Dec 31, 2023•0 citations