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Le temps comme densité d'actualisation : temps propre, temps ontologique et champ des possibles dans le présentisme probabiliste

Alexandre Leroy

Published Jun 19, 2026• 1 citation
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Abstract

Ce dépôt contient la version française publiée v1.1 (4 septembre 2026) du préprint « Temps propre et temps ontologique : densité de devenir et champ des possibles dans le présentisme probabiliste ». Versions publiées et travaux liés DOI concept (toutes les versions françaises) : 10.5281/zenodo.20764379 Traduction anglaise fidèle v1.1-en : 10.5281/zenodo.22678502 Préprint principal sur le présentisme probabiliste : 10.5281/zenodo.18207811 Préprint connexe sur la dualité onde-corpuscule et le choix retardé : 10.5281/zenodo.18404150 Portée. Ce préprint distingue le temps coordonné, le temps propre relativiste et le temps ontologique, compris comme mesure cumulative du devenir localement consolidé. Proposition formelle. Il introduit la densité locale de consolidation Θ = dτont/dτ et la relie, à titre d’hypothèse de travail, au champ des possibles π par Θ = f(π). Le temps coordonné t reste descriptif, le temps propre τ demeure la durée mesurée par les horloges, et le temps ontologique τont désigne le devenir accumulé. Garde-fous et limites. La proposition ne remplace pas le temps propre relativiste, ne traite pas Θ comme un facteur métrique, n’introduit aucune simultanéité globale, ne dérive pas la vitesse limite c du rythme d’actualisation et ne revendique pas une dynamique covariante complète. La relation Θ = f(π) demeure une hypothèse dont l’identifiabilité empirique séparée n’est pas encore établie. Statut. Il s’agit d’un préprint conceptuel et exploratoire. Les affirmations interprétatives sont signalées comme telles, et le cadre n’est pas présenté comme un remplacement expérimentalement validé de la relativité ou de la mécanique quantique. Édition anglaise. La version 1.1-en est une traduction fidèle, et non une révision scientifique. Elle conserve les 333 blocs de contenu, 79 titres, 324 expressions mathématiques, 10 URL, références, annexes, limites et qualifications épistémiques de cette version française.

DOI
10.5281/zenodo.20764379

Related papers

Hasard, espace, temps : introduction à une approche relationnelle de la probabilité.

Bernard Guy

Notre propos se focalise sur l’aspect « mesure » des probabilités qui renvoie toujours concrètement, pour un problème donné, à des comparaisons de morceaux d’espace et/ou de temps occupés par les divers événements discutés. Et nous savons par ailleurs (cf. nos travaux) que les mesures d’espace et de temps sont établies à travers la confrontation entre différents phénomènes physiques et supposent des choix arbitraires (laissés au libre arbitre) quant à la définition des étalons. Nous proposons ainsi une approche relationnelle de la notion de probabilité, le caractère relationnel des uns (espace, temps) retentissant nécessairement sur les autres (hasard, probabilités). Le modèle probabiliste attaché à telle série d’événements, que nous qualifions d’ « apparents », se construit en opposition à, ou en composition avec, un autre modèle probabiliste, concernant un ensemble d’événements « cachés » ; ceux-ci servent de jauge et leur loi est uniforme (les probabilités de leurs différents événements sont égales). Les deux points de vue peuvent être échangés, en s’appuyant, pour définir la jauge, sur les événements initiaux du modèle de probabilité non uniforme : on leur accorde alors une loi uniforme, et, par comparaison, on définit de nouvelles mesures pour le modèle caché initialement uniforme. Nous parlons de formulation duale du problème, par opposition à sa formulation primale initiale. Suivant les circonstances, suivant l’histoire, on peut être amené à changer d’étalon. On voit ainsi un caractère inéluctable de récursivité dans la démarche : c’est sur cet aspect relationnel, révisable, de discussion et de choix des étalons au sein même des probabilités que nous nous focalisons. Cela nous permet de contribuer au débat entre fréquentistes et bayésiens (il n’y a pas de probabilité intangible sans nécessité d’aucun choix) et de formuler quelques considérations générales sur le hasard, indéfinissable de façon substantielle : on ne peut qu’opposer des situations plus hasardeuses, ouvrant de façon égale à un ensemble d’éventualités (auxquelles on attache de façon révisable un caractère d’étalon dans une loi uniforme), à des situations moins hasardeuses où telle ou telle éventualité a davantage de poids (ou à la limite, reste seule). A ce stade de notre travail, nous ne donnons pas d’axiomatique rigoureuse ni complète de nos propositions ; nous présentons des pistes, illustrées par de petits exemples, en vue de travaux ultérieurs. Une des applications potentielles de ce travail se rapporte à un problème de physique fondamentale, à savoir la conciliation conceptuelle de la relativité générale et de la mécanique quantique, où interviennent des fonctions à caractère probabiliste. Les sauts qui y sont observés sont compris comme des intervalles de valeurs des grandeurs de faible probabilité, c’est-à-dire de faible occupation de l’espace et du temps.

•Feb 15, 2017•0 citations

Comprendre les phénomènes quantiques

Soazig Le Bihan

Les théories physiques classiques peuvent être interpretées comme représentant le monde en termes d'intéractions causales à la fois locales et déterministiques entre des systèmes characterisés par des propriétés bien définies. Il est bien connu que la mécanique quantique orthodoxe, qui se trouve être une de nos théories les mieux confirmées, ne peut pas être interprétée dans les termes du cadre décrit ci-dessus. Au début des années soixante, John Bell a démontré que toute théorie représentant son domaine dans les termes du cadre classique ci-dessus satisfait une série d'inégalités, les inégalités de Bell. Certains physiciens ont développé des théories alternatives à la théorie quantique orthodoxe, théories dont les interprétations associées abandonnent au moins une des charactéristiques du cadre classique. Les philosophes s'efforcent d'interpreter ce resultat de la physique contemporaine, i.e. s'efforcent de comprendre à quoi peut ressembler le monde s'il est vrai que les interactions entre les systèmes physiques sont soit non-locales, soit non-déterministiques, ou bien que ces systèmes physiques ne possèdent pas de propriétés définies. Cette ligne de pensée a atteint son apogée avec la "métaphysique expérimentale" qui s'est développée après que la violation des inégalités de Bell par l'expérience a été observée. L'interprétation orthodoxe est que les expériences de type Bell nous forcent à accepter certaines formes d'interactions non-locales, et peut- être non causales, au niveau fondamental. Dans cette thèse, j'évalue dans quelle mesure l'investigation philosophique de nos meilleures théories scientifiques peut nous aider à décider de ce que peut être le monde au niveau fondamental. J'étudie cette question en considérant le domaine quantique, et en particulier les phénomènes de type Bell. Mes conclusions pointent dans la direction d'une vue plus modeste du rôle possible de la philosophie de la physique que celle que les programmes de métaphysique expérimentale suggèrent. Dans une première partie, j'étudie le rôle que la philosophie de la physique peut légitimement jouer dans le développement et l'évaluation des différentes theories quantiques. Je soutiens que le rôle de la philosophie de la physique ne consiste pas à imposer des critères d'acceptabilité pour les théories physiques en plus des critères usuels de cohérence interne et d'adéquation empirique. Un rôle à la fois important et légitime que peut jouer la philosophie de la physique consiste à distinguer clairement, pour nos théories et leurs interprétations, ce qui est imposé par les phénomènes et les théories de ce que relèvent de nos choix et préférences. Je soutiens enfin qu'un tel travail d'analyse peut se faire sur la base de l'analyse structurelle de nos théories et de nos modèles de données. Dans la seconde partie de la thèse, j'étudie spécifiquement le cas de l'interprétation des théorèmes de Bell et des expériences associées. J'évalue systématiquement l'interprétation orthodoxe selon laquelle les résultats de ces expériences nous force à accepter une forme "bénigne" de non-localité, bénigne" parce que de type non-causal. Je montre que l'interprétation orthodoxe comprends trois thèses différentes, la première portant sur la question de la localité, la seconde portant sur la question de la causalité et la troisième concernant le holisme. Je fournis des cadres théoriques rigoureux afin d'évaluer ces trois thèses. Le résultat de mon analyse concernant la question de la localité est que l'interprétation orthodoxe peut être défendue. En revanche, concernant les questions de causalité, aucun des cadres théoriques existant ne permet de soutenir l'interprétation orthodoxe, si cette dernière est comprise dans sa version forte de métaphysique expérimentale. Dans les deux cas cependant, une version faible peut être défendue. En particulier, un résultat important de ma thèse est que l'interprétation orthodoxe peut être défendue rigoureusement au niveau empirique.

•Feb 13, 2008•0 citations

Vers une logique du temps sémantique : irréversibilité, mesure-quantique et processus de la représentation

Pierre Uzan

L'irreversibilite n'est pas une propriete intrinseque des objets-en-soi mais releve d'une theorie de la connaissance. Elle ne peut donc trouver a s'exprimer dans la conception realiste du lineaire qui est sous-jacente a l'ensemble de la physique, conception selon laquelle passe et futur sont interchangeables. L'irreversibilite ne peut etre legalisee que si l'on adopte la conception d'un relationnel constituant l'expression meme du processus inter-subjectif de la representation. Considerant, a partir des analyses de Bohr, l'operation de dans le domaine comme paradigme d'acte semantique, nous elaborons d'abord une theorie du quantique ou ce dernier est definie comme le processus d'enregistrement et de traitement, par la memoire inter-subjective de l'observateur impersonnel, de l'information obtenue par des mesures. Dans les modeles arborescents de la theorie du ou la relation d'anteriorite temporelle est definie a partir de la relation d'ordre partielle sur l'ensemble des etats de la memoire (les instants du quantique), l'irreversibilite peut alors trouver son expression : d'une part, grâce a l'anisotropie de ses modeles; d'autre part, en ce qu'une evaluation complete des quantites d'information necessaires pour predire l'evolution d'un est rendue possible. En outre, la notion de mesure du temps acquiert sa pleine signification: la notion de duree caracteristique d'un phenomene peut etre interpretee de facon tout a fait universelle en terme de quantite d'information. Nous proposons enfin une generalisation de cette theorie : les semantiques sont alors modelises comme des actes de langage realisables a l'aide d'une hypothetique langue universelle des signifiants humains; alors que notre univers symbolique est modelise comme un texte ecrit avec cette meme langue. Une de-anthropisation du processus de la representation est aussi proposee. Nous ebauchons une esquisse de theorie du semantique ou ce dernier constitue l'expression generale du processus de la representation. C'est a dire du processus de la connaissance du sujet, vide de tout contenu empirique et concu de facon purement formelle comme l'ensemble des conditions de possibilite de connaitre, et du sens, dont l'etat est modelise comme un texte universel ecrit avec une langue archetypale.

•Jan 1, 1998•1 citation

Mécanique Quantique - Tome 2

Claude N. Cohen-Tannoudji, Bernard Diu, Franck Laloë

Ouvrage publié grâce au mécénat du Centre National de la Recherche Scientifique, de Paris-Sciences-et-Lettres et du Collège de France. Cet ouvrage, issu de nombreuses années d’enseignements universitaires à divers niveaux, a été conçu afin de faciliter le premier contact avec la physique quantique et d’aider ensuite le lecteur à progresser continûment dans la compréhension de cette physique. Les deux premiers tomes, publiés il y a plus de 40 ans, sont devenus des classiques dans le monde entier, traduits dans de multiples langues. Ils se placent toutefois à un niveau intermédiaire et ont été complétés par un troisième tome d’un niveau plus avancé. L’ensemble est systématiquement fondé sur une approche progressive des problèmes, où aucune difficulté n’est passée sous silence et où chaque aspect du problème est discuté (en partant souvent d’un rappel classique). Cette volonté d’aller au fond des choses se concrétise dans la structure même de l’ouvrage, faite de deux textes distincts mais imbriqués : les « chapitres » et les « compléments ». Les chapitres présentent les idées générales et les notions de base. Chacun d’entre eux est suivi de plusieurs compléments, en nombre variable, qui illustrent les méthodes et concepts qui viennent d’être introduits ; les compléments sont des éléments indépendants dont le but est de proposer un large éventail d’applications et prolongements intéressants. Pour faciliter l’orientation du lecteur et lui permettre d’organiser ses lectures successives, un guide de lecture des compléments est proposé à la fin de chaque chapitre. Le tome II se situe à un niveau un peu plus élevé que le tome I, en abordant des problèmes plus délicats comme la théorie des collisions, le spin et les calculs des perturbations indépendante ou dépendante du temps. Il fait une première incursion dans l’étude des particules identiques. Dans ce tome, comme dans le précédent, toute notion théorique est immédiatement illustrée par des applications diverses présentées dans des compléments. Comme le tome I, il a bénéficié de quelques corrections mais il a également été augmenté : le chapitre XIII traite maintenant des perturbations aléatoires et un complément entier sur la relaxation y a été ajouté. Un complément à la version papier est disponible gratuitement sur cette page, dans l'onglet 'Compléments'. La version ebook contient déjà ces éléments.

EDP Sciences eBooks•Nov 4, 2020•0 citations

Avant-propos de la Nouvelle Edition

Saclay Messiah

Avant-propos de la Nouvelle EditionCe livre a été écrit alors que la théorie quantique, fondée trente ans plus tôt au terme d'une longue et difficile gestation, était parvenue à une certaine maturité et avait déjà fait la preuve de son exceptionnelle réussite à déchiffrer le monde de la physique microscopique.Depuis, des progrès considérables ont été accomplis dans toutes les branches de la physique, sans qu'à aucun moment ladite théorie, sur laquelle repose tout l'édifice, ne soit remise en question.Ce livre a donc toujours sa place comme ouvrage de base dans l'édifice pédagogique de la physique moderne.Il s'agit en effet d'un traité d'initiation à la théorie quantique.Il prend les choses au tout début -avec l'apparition des premiers effets quantiques -et les pousse aussi loin et aussi complètement que possible dans les limites de l'approximation non relativiste.La mécanique quantique relativiste n'y est que succinctement abordée dans la cinquième et dernière partie.Cela dit, la réédition d'un tel texte une bonne trentaine d'années après sa première parution, alors que le panorama général de la physique a si profondément changé, doit nécessairement s'accompagner d'une certaine mise à jour qui en préserve le caractère d'actualité.En fait, il y aurait bien quelques remaniements à envisager, quelques anachronismes à corriger.Mais cela se réduit à si peu de chose qu'il m'a semblé plus clair et plus simple de reproduire à l'identique le texte original, et d'indiquer en avant-propos, en les commentant, les quelques modifications et compléments qu'il convenait de lui apporter.Cette nouvelle édition de mon traité de Mécanique quantique est donc la reproduction du texte original, ou plus exactement de sa dernière mouture.Paru en 1959, le traité a été réimprimé à plusieurs reprises dans les quelques années qui ont suivi, et c'était chaque fois l'occasion d'apporter au texte corrections et amendements.J'ai ainsi pu éliminer la plupart des erreurs matérielles, coquilles ou autres, et j'ai également repris certains passages, notamment dans le Tome II.On en est ainsi arrivé à une version que je considère comme définitive.A part quelques corrections de détail, ainsi qu'une mise à jour des références bibliographiques, c'est cette dernière version qui est reproduite ici.Ceci étant, les quelques modifications à faire se situent aux frontières du livre et n'affectent pas l'ensemble de l'exposé, car elles ne se rapportent pas au contenu du livre proprement dit, mais à ses prolongements en amont et en aval.En amont, à propos du débat épistémologique autour de l'interprétation statistique et de l'opération de

De Gruyter eBooks•Dec 31, 1995•0 citations

Le cap — exploration sur l'espace-temps émergent, de l'intrication à la géométrie

Florian Soldi

Ce document présente une exploration personnelle de physique fondamentale, organisée autour d'une hypothèse : l'espace et le temps ne seraient pas premiers, mais émergeraient de la structure des corrélations quantiques entre les champs — l'espace comme motif tenu, le temps comme changement de ce motif, la flèche du temps comme sens de son affaiblissement global. Il examine successivement la nature de l'intrication, la question de la dimensionnalité, le rôle de l'entropie, la décohérence comprise comme fusion de motifs, et le problème ouvert de l'énergie noire, pour lequel deux mécanismes compatibles avec l'unitarité sont proposés. Statut du document. Ce n'est pas une théorie. C'est une logique qualitative. Aucune des hypothèses risquées qu'il contient n'est démontrée, et plusieurs restent invérifiables en l'état des connaissances. Chaque affirmation porte explicitement son statut : établi, pari, ou écarté. Une annexe recense les pistes explorées puis abandonnées, avec la raison précise de leur rejet — le document conserve délibérément la trace de ce qui n'a pas fonctionné. Ce texte occupe volontairement le premier étage : la logique qualitative précède la mise en équation. Le formalisme viendra ensuite — c'est lui qui permettra de trancher ce que ce document se contente de poser. Rédigé avec l'assistance d'une IA, sous la direction de l'auteur.

•Jul 24, 2026•0 citations
Ce dépôt contient la version française publiée v1.1 (4 septembre 2026) du préprint « Temps propre et temps ontologique : densité de devenir et champ des possibles dans le présentisme probabiliste ». Versions publiées et travaux liés DOI concept (toutes les versions françaises) : 10.5281/zenodo.20764379 Traduction anglaise fidèle v1.1-en : 10.5281/zenodo.22678502 Préprint principal sur le présentisme probabiliste : 10.5281/zenodo.18207811 Préprint connexe sur la dualité onde-corpuscule et le choix retardé : 10.5281/zenodo.18404150 Portée. Ce préprint distingue le temps coordonné, le temps propre relativiste et le temps ontologique, compris comme mesure cumulative du devenir localement consolidé. Proposition formelle. Il introduit la densité locale de consolidation Θ = dτont/dτ et la relie, à titre d’hypothèse de travail, au champ des possibles π par Θ = f(π). Le temps coordonné t reste descriptif, le temps propre τ demeure la durée mesurée par les horloges, et le temps ontologique τont désigne le devenir accumulé. Garde-fous et limites. La proposition ne remplace pas le temps propre relativiste, ne traite pas Θ comme un facteur métrique, n’introduit aucune simultanéité globale, ne dérive pas la vitesse limite c du rythme d’actualisation et ne revendique pas une dynamique covariante complète. La relation Θ = f(π) demeure une hypothèse dont l’identifiabilité empirique séparée n’est pas encore établie. Statut. Il s’agit d’un préprint conceptuel et exploratoire. Les affirmations interprétatives sont signalées comme telles, et le cadre n’est pas présenté comme un remplacement expérimentalement validé de la relativité ou de la mécanique quantique. Édition anglaise. La version 1.1-en est une traduction fidèle, et non une révision scientifique. Elle conserve les 333 blocs de contenu, 79 titres, 324 expressions mathématiques, 10 URL, références, annexes, limites et qualifications épistémiques de cette version française.
Notre propos se focalise sur l’aspect « mesure » des probabilités qui renvoie toujours concrètement, pour un problème donné, à des comparaisons de morceaux d’espace et/ou de temps occupés par les divers événements discutés. Et nous savons par ailleurs (cf. nos travaux) que les mesures d’espace et de temps sont établies à travers la confrontation entre différents phénomènes physiques et supposent des choix arbitraires (laissés au libre arbitre) quant à la définition des étalons. Nous proposons ainsi une approche relationnelle de la notion de probabilité, le caractère relationnel des uns (espace, temps) retentissant nécessairement sur les autres (hasard, probabilités). Le modèle probabiliste attaché à telle série d’événements, que nous qualifions d’ « apparents », se construit en opposition à, ou en composition avec, un autre modèle probabiliste, concernant un ensemble d’événements « cachés » ; ceux-ci servent de jauge et leur loi est uniforme (les probabilités de leurs différents événements sont égales). Les deux points de vue peuvent être échangés, en s’appuyant, pour définir la jauge, sur les événements initiaux du modèle de probabilité non uniforme : on leur accorde alors une loi uniforme, et, par comparaison, on définit de nouvelles mesures pour le modèle caché initialement uniforme. Nous parlons de formulation duale du problème, par opposition à sa formulation primale initiale. Suivant les circonstances, suivant l’histoire, on peut être amené à changer d’étalon. On voit ainsi un caractère inéluctable de récursivité dans la démarche : c’est sur cet aspect relationnel, révisable, de discussion et de choix des étalons au sein même des probabilités que nous nous focalisons. Cela nous permet de contribuer au débat entre fréquentistes et bayésiens (il n’y a pas de probabilité intangible sans nécessité d’aucun choix) et de formuler quelques considérations générales sur le hasard, indéfinissable de façon substantielle : on ne peut qu’opposer des situations plus hasardeuses, ouvrant de façon égale à un ensemble d’éventualités (auxquelles on attache de façon révisable un caractère d’étalon dans une loi uniforme), à des situations moins hasardeuses où telle ou telle éventualité a davantage de poids (ou à la limite, reste seule). A ce stade de notre travail, nous ne donnons pas d’axiomatique rigoureuse ni complète de nos propositions ; nous présentons des pistes, illustrées par de petits exemples, en vue de travaux ultérieurs. Une des applications potentielles de ce travail se rapporte à un problème de physique fondamentale, à savoir la conciliation conceptuelle de la relativité générale et de la mécanique quantique, où interviennent des fonctions à caractère probabiliste. Les sauts qui y sont observés sont compris comme des intervalles de valeurs des grandeurs de faible probabilité, c’est-à-dire de faible occupation de l’espace et du temps.
Les théories physiques classiques peuvent être interpretées comme représentant le monde en termes d'intéractions causales à la fois locales et déterministiques entre des systèmes characterisés par des propriétés bien définies. Il est bien connu que la mécanique quantique orthodoxe, qui se trouve être une de nos théories les mieux confirmées, ne peut pas être interprétée dans les termes du cadre décrit ci-dessus. Au début des années soixante, John Bell a démontré que toute théorie représentant son domaine dans les termes du cadre classique ci-dessus satisfait une série d'inégalités, les inégalités de Bell. Certains physiciens ont développé des théories alternatives à la théorie quantique orthodoxe, théories dont les interprétations associées abandonnent au moins une des charactéristiques du cadre classique. Les philosophes s'efforcent d'interpreter ce resultat de la physique contemporaine, i.e. s'efforcent de comprendre à quoi peut ressembler le monde s'il est vrai que les interactions entre les systèmes physiques sont soit non-locales, soit non-déterministiques, ou bien que ces systèmes physiques ne possèdent pas de propriétés définies. Cette ligne de pensée a atteint son apogée avec la "métaphysique expérimentale" qui s'est développée après que la violation des inégalités de Bell par l'expérience a été observée. L'interprétation orthodoxe est que les expériences de type Bell nous forcent à accepter certaines formes d'interactions non-locales, et peut- être non causales, au niveau fondamental. Dans cette thèse, j'évalue dans quelle mesure l'investigation philosophique de nos meilleures théories scientifiques peut nous aider à décider de ce que peut être le monde au niveau fondamental. J'étudie cette question en considérant le domaine quantique, et en particulier les phénomènes de type Bell. Mes conclusions pointent dans la direction d'une vue plus modeste du rôle possible de la philosophie de la physique que celle que les programmes de métaphysique expérimentale suggèrent. Dans une première partie, j'étudie le rôle que la philosophie de la physique peut légitimement jouer dans le développement et l'évaluation des différentes theories quantiques. Je soutiens que le rôle de la philosophie de la physique ne consiste pas à imposer des critères d'acceptabilité pour les théories physiques en plus des critères usuels de cohérence interne et d'adéquation empirique. Un rôle à la fois important et légitime que peut jouer la philosophie de la physique consiste à distinguer clairement, pour nos théories et leurs interprétations, ce qui est imposé par les phénomènes et les théories de ce que relèvent de nos choix et préférences. Je soutiens enfin qu'un tel travail d'analyse peut se faire sur la base de l'analyse structurelle de nos théories et de nos modèles de données. Dans la seconde partie de la thèse, j'étudie spécifiquement le cas de l'interprétation des théorèmes de Bell et des expériences associées. J'évalue systématiquement l'interprétation orthodoxe selon laquelle les résultats de ces expériences nous force à accepter une forme "bénigne" de non-localité, bénigne" parce que de type non-causal. Je montre que l'interprétation orthodoxe comprends trois thèses différentes, la première portant sur la question de la localité, la seconde portant sur la question de la causalité et la troisième concernant le holisme. Je fournis des cadres théoriques rigoureux afin d'évaluer ces trois thèses. Le résultat de mon analyse concernant la question de la localité est que l'interprétation orthodoxe peut être défendue. En revanche, concernant les questions de causalité, aucun des cadres théoriques existant ne permet de soutenir l'interprétation orthodoxe, si cette dernière est comprise dans sa version forte de métaphysique expérimentale. Dans les deux cas cependant, une version faible peut être défendue. En particulier, un résultat important de ma thèse est que l'interprétation orthodoxe peut être défendue rigoureusement au niveau empirique.
L'irreversibilite n'est pas une propriete intrinseque des objets-en-soi mais releve d'une theorie de la connaissance. Elle ne peut donc trouver a s'exprimer dans la conception realiste du lineaire qui est sous-jacente a l'ensemble de la physique, conception selon laquelle passe et futur sont interchangeables. L'irreversibilite ne peut etre legalisee que si l'on adopte la conception d'un relationnel constituant l'expression meme du processus inter-subjectif de la representation. Considerant, a partir des analyses de Bohr, l'operation de dans le domaine comme paradigme d'acte semantique, nous elaborons d'abord une theorie du quantique ou ce dernier est definie comme le processus d'enregistrement et de traitement, par la memoire inter-subjective de l'observateur impersonnel, de l'information obtenue par des mesures. Dans les modeles arborescents de la theorie du ou la relation d'anteriorite temporelle est definie a partir de la relation d'ordre partielle sur l'ensemble des etats de la memoire (les instants du quantique), l'irreversibilite peut alors trouver son expression : d'une part, grâce a l'anisotropie de ses modeles; d'autre part, en ce qu'une evaluation complete des quantites d'information necessaires pour predire l'evolution d'un est rendue possible. En outre, la notion de mesure du temps acquiert sa pleine signification: la notion de duree caracteristique d'un phenomene peut etre interpretee de facon tout a fait universelle en terme de quantite d'information. Nous proposons enfin une generalisation de cette theorie : les semantiques sont alors modelises comme des actes de langage realisables a l'aide d'une hypothetique langue universelle des signifiants humains; alors que notre univers symbolique est modelise comme un texte ecrit avec cette meme langue. Une de-anthropisation du processus de la representation est aussi proposee. Nous ebauchons une esquisse de theorie du semantique ou ce dernier constitue l'expression generale du processus de la representation. C'est a dire du processus de la connaissance du sujet, vide de tout contenu empirique et concu de facon purement formelle comme l'ensemble des conditions de possibilite de connaitre, et du sens, dont l'etat est modelise comme un texte universel ecrit avec une langue archetypale.
Ouvrage publié grâce au mécénat du Centre National de la Recherche Scientifique, de Paris-Sciences-et-Lettres et du Collège de France. Cet ouvrage, issu de nombreuses années d’enseignements universitaires à divers niveaux, a été conçu afin de faciliter le premier contact avec la physique quantique et d’aider ensuite le lecteur à progresser continûment dans la compréhension de cette physique. Les deux premiers tomes, publiés il y a plus de 40 ans, sont devenus des classiques dans le monde entier, traduits dans de multiples langues. Ils se placent toutefois à un niveau intermédiaire et ont été complétés par un troisième tome d’un niveau plus avancé. L’ensemble est systématiquement fondé sur une approche progressive des problèmes, où aucune difficulté n’est passée sous silence et où chaque aspect du problème est discuté (en partant souvent d’un rappel classique). Cette volonté d’aller au fond des choses se concrétise dans la structure même de l’ouvrage, faite de deux textes distincts mais imbriqués : les « chapitres » et les « compléments ». Les chapitres présentent les idées générales et les notions de base. Chacun d’entre eux est suivi de plusieurs compléments, en nombre variable, qui illustrent les méthodes et concepts qui viennent d’être introduits ; les compléments sont des éléments indépendants dont le but est de proposer un large éventail d’applications et prolongements intéressants. Pour faciliter l’orientation du lecteur et lui permettre d’organiser ses lectures successives, un guide de lecture des compléments est proposé à la fin de chaque chapitre. Le tome II se situe à un niveau un peu plus élevé que le tome I, en abordant des problèmes plus délicats comme la théorie des collisions, le spin et les calculs des perturbations indépendante ou dépendante du temps. Il fait une première incursion dans l’étude des particules identiques. Dans ce tome, comme dans le précédent, toute notion théorique est immédiatement illustrée par des applications diverses présentées dans des compléments. Comme le tome I, il a bénéficié de quelques corrections mais il a également été augmenté : le chapitre XIII traite maintenant des perturbations aléatoires et un complément entier sur la relaxation y a été ajouté. Un complément à la version papier est disponible gratuitement sur cette page, dans l'onglet 'Compléments'. La version ebook contient déjà ces éléments.
Avant-propos de la Nouvelle EditionCe livre a été écrit alors que la théorie quantique, fondée trente ans plus tôt au terme d'une longue et difficile gestation, était parvenue à une certaine maturité et avait déjà fait la preuve de son exceptionnelle réussite à déchiffrer le monde de la physique microscopique.Depuis, des progrès considérables ont été accomplis dans toutes les branches de la physique, sans qu'à aucun moment ladite théorie, sur laquelle repose tout l'édifice, ne soit remise en question.Ce livre a donc toujours sa place comme ouvrage de base dans l'édifice pédagogique de la physique moderne.Il s'agit en effet d'un traité d'initiation à la théorie quantique.Il prend les choses au tout début -avec l'apparition des premiers effets quantiques -et les pousse aussi loin et aussi complètement que possible dans les limites de l'approximation non relativiste.La mécanique quantique relativiste n'y est que succinctement abordée dans la cinquième et dernière partie.Cela dit, la réédition d'un tel texte une bonne trentaine d'années après sa première parution, alors que le panorama général de la physique a si profondément changé, doit nécessairement s'accompagner d'une certaine mise à jour qui en préserve le caractère d'actualité.En fait, il y aurait bien quelques remaniements à envisager, quelques anachronismes à corriger.Mais cela se réduit à si peu de chose qu'il m'a semblé plus clair et plus simple de reproduire à l'identique le texte original, et d'indiquer en avant-propos, en les commentant, les quelques modifications et compléments qu'il convenait de lui apporter.Cette nouvelle édition de mon traité de Mécanique quantique est donc la reproduction du texte original, ou plus exactement de sa dernière mouture.Paru en 1959, le traité a été réimprimé à plusieurs reprises dans les quelques années qui ont suivi, et c'était chaque fois l'occasion d'apporter au texte corrections et amendements.J'ai ainsi pu éliminer la plupart des erreurs matérielles, coquilles ou autres, et j'ai également repris certains passages, notamment dans le Tome II.On en est ainsi arrivé à une version que je considère comme définitive.A part quelques corrections de détail, ainsi qu'une mise à jour des références bibliographiques, c'est cette dernière version qui est reproduite ici.Ceci étant, les quelques modifications à faire se situent aux frontières du livre et n'affectent pas l'ensemble de l'exposé, car elles ne se rapportent pas au contenu du livre proprement dit, mais à ses prolongements en amont et en aval.En amont, à propos du débat épistémologique autour de l'interprétation statistique et de l'opération de
Ce document présente une exploration personnelle de physique fondamentale, organisée autour d'une hypothèse : l'espace et le temps ne seraient pas premiers, mais émergeraient de la structure des corrélations quantiques entre les champs — l'espace comme motif tenu, le temps comme changement de ce motif, la flèche du temps comme sens de son affaiblissement global. Il examine successivement la nature de l'intrication, la question de la dimensionnalité, le rôle de l'entropie, la décohérence comprise comme fusion de motifs, et le problème ouvert de l'énergie noire, pour lequel deux mécanismes compatibles avec l'unitarité sont proposés. Statut du document. Ce n'est pas une théorie. C'est une logique qualitative. Aucune des hypothèses risquées qu'il contient n'est démontrée, et plusieurs restent invérifiables en l'état des connaissances. Chaque affirmation porte explicitement son statut : établi, pari, ou écarté. Une annexe recense les pistes explorées puis abandonnées, avec la raison précise de leur rejet — le document conserve délibérément la trace de ce qui n'a pas fonctionné. Ce texte occupe volontairement le premier étage : la logique qualitative précède la mise en équation. Le formalisme viendra ensuite — c'est lui qui permettra de trancher ce que ce document se contente de poser. Rédigé avec l'assistance d'une IA, sous la direction de l'auteur.