\nNous étudions les fluctuations quantiques de champs électromagnétiques et d'atomes interagissant dans une cavité de grande finesse. Les calculs théoriques prévoient une réduction du bruit atomique. Il est également possible de réduire les fluctuations du spin associé à la cohérence entre états excités. Nous nous proposons de démontrer ces réductions de bruit a l'aide du bruit de polarisation d'une sonde résonante. Nous avons tout d'abord observé la compression du bruit de polarisation de la pompe sous la limite quantique standard de l'ordre de 13%. Un modèle théorique est développé pour rendre compte des phénomènes.\n
\nNous étudions les fluctuations quantiques de champs électromagnétiques et d'atomes interagissant dans une cavité de grande finesse. Les calculs théoriques prévoient une réduction du bruit atomique. Il est également possible de réduire les fluctuations du spin associé à la cohérence entre états excités. Nous nous proposons de démontrer ces réductions de bruit a l'aide du bruit de polarisation d'une sonde résonante. Nous avons tout d'abord observé la compression du bruit de polarisation de la pompe sous la limite quantique standard de l'ordre de 13%. Un modèle théorique est développé pour rendre compte des phénomènes.\n
Nous avons etudie les fluctuations quantiques de champs electromagnetiques et d'atomes interagissant dans une cavite de grande finesse. La partie theorique concerne le calcul de ces differentes fluctuations dans un modele du type ondes planes. Pour caracteriser la production d'etats atomiques comprimes, les fluctuations atomiques sont comparees avec celles de l'etat atomique coherent qui definit le bruit quantique standard. On s'interesse d'abord a la production d'etats atomiques comprimes lors de l'interaction d'atomes a deux niveaux avec un champ quasi resonnant. Lorsque le champ incident sur la cavite est dans un etat coherent, la reduction du bruit atomique peut atteindre 50% en presence d'un tres grand nombre d'atomes, en regime d'interaction non lineaire. Lorsque le champ incident est comprime, il peut transferer partiellement la reduction de ses fluctuations aux atomes en regime lineaire. On a ensuite etudie le cas d'un systeme atomique a trois niveaux en v interagissant avec deux champs, et realise le calcul complet des fluctuations des atomes et des champs reflechis par la cavite. Nous montrons en particulier la possibilite de reduire les fluctuations du spin associe a la coherence entre etats excites. Dans notre montage experimental, un faisceau pompe interagit avec un nuage d'atomes de cesium produit par un piege magneto optique fonctionnant en continu, a l'interieur d'une cavite lineaire. On enregistre les fluctuations quantiques du mode correspondant a la pompe reflechie par la cavite (bruit normal) et du mode du champ orthogonal (bruit de polarisation). Lorsque la polarisation de la pompe incidente est circulaire on a obtenu une reduction du bruit normal de 20%, et on a reconstruit la fonction de wigner associee. Pour une pompe incidente de polarisation lineaire, on a mesure une reduction du bruit de polarisation de 10%. Un modele a quatre niveaux permet d'interpreter qualitativement l'ensemble des resultats obtenus pour cette polarisation.
Nous avons observé une réduction des fluctuations quantiques d'un faisceau lumineux interagissant avec un milieu non linéaire constitué d'atomes refroidis par laser. Le nuage atomique, produit par un piège magnéto-optique, est placé dans une cavité optique où il interagit avec le faisceau sonde. Quand le piège est coupé, les atomes quittent la zone d'interaction en suivant un mouvement balistique. Cet effet est utilisé pour balayer la cavité sur la résonance. Des mesures du bruit quantique peuvent être effectuées sur ce système bistable pendant un temps de l'ordre de 20-30ms. Une réduction du bruit de 40 ± 10% pour une des quadratures a été mesurée dans ces conditions. Sur le plan théorique, nous avons développé un traitement de la variation du nombre moyen d'atomes dans le faisceau sonde ainsi que des fluctuations de cette variable. De plus, nous avons effectué un traitement complet des fluctuations du faisceau sonde en tenant compte de sa structure spatiale. Une synthèse de ces développements a été utilisée pour modéliser les spectres du bruit expérimentaux. Nous avons trouvé un accord satisfaisant entre les spectres théoriques et les observations expérimentales. Une réduction du bruit a été aussi observée en présence du piège magnéto-optique avec des atomes très faiblement piégés. La meilleure réduction du bruit mesurée dans de telles conditions est de 20 ± 10%.
Nous avons étudié les fluctuations quantiques du champ électromagnétique ayant interagi avec un nuage d'atomes froids placé à l'intérieur d'une cavité optique. Proche de résonance, le milieu atomique se comporte comme un milieu non-linéaire en raison de la saturation de la transition optique. Lorsque le faisceau incident est polarisé linéairement, cette saturation se traduit par un effet de type Kerr sur le champ moyen et de type Kerr-croisé sur le mode vide orthogonal. Ces effets non-linéaires modifient les fluctuations de ces modes du champs. Nous avons alors pu observer la réduction du bruit sous la limite quantique standard sur ces deux modes. Nous avons interprété la réduction de bruit sur le mode vide orthogonal en terme de réduction du bruit de polarisation du faisceau. Les fluctuations de polarisation ont été caractérisées par la mesure des fluctuations des paramètres de Stokes. Par ailleurs, nous avons étudié les corrélations quantiques produites par le système. Ces corrélations ont été estimées à l'aide d'un critère de nonséparabilité, valable pour les variables continues. Nous avons alors montré que les modes polarisés à °45° (par rapport au champ moyen) sont intriqués en quadrature. Cette intrication a ensuite été utilisée pour produire deux faisceaux intriqués en polarisation.
L'objet de cette thèse est l'étude théorique puis expérimentale de la possibilité de réduire les fluctuations d'origine quantique de la lumière, à l'aide d'une cavité optique bistable contenant un milieu non linéaire. Le calcul des spectres du bruit de la lumière sortant d'une telle cavité optique est présenté à l'aide d'un formalisme "entrée-sortie" permettant de décrire la modification des fluctuations du champ électromagnétique par la cavité, et de tenir compte des fluctuations éventuellement ajoutées par le milieu non linéaire. Ce formalisme est appliqué au cas où le milieu non linéaire est un effet Kerr pur. Ce modèle simple nous permet de dégager un critère pour comparer les qualités des différents milieux existants pour la réduction du bruit quantique. Un milieu composé d'atomes immobiles est de ce point de vue un bon candidat. Cependant, à cause des propriétés spécifiques liées aux résonances atomiques, il nécessite un calcul détaillé des spectres de bruit qui est fait avec le modèle à deux niveaux et le formalisme "entrée-sortie". Ces calculs confirment la possibilité de réduire les fluctuations quantiques de la lumière avec des atomes immobiles. La partie expérimentale de cette thèse décrit la réalisation d'un piège magnéto-optique fournissant un nuage d'atome de césium presque immobiles. L'interaction de ces atomes piégés avec une cavité optique nous a permis d'observer deux phénomènes, dont une oscillation laser due à un gain par effet Raman stimulé dans les atomes froids. L'autre phénomène est la bistabilité optique, parfois accompagnée d'instabilités, dues à la non-linéarité du milieu et à la contre-réaction optique de la cavité. La dernière partie de ce mémoire discute les difficultés de la mesure du bruit quantique de la lumière et présente des mesures préliminaires du bruit de la lumière ayant intéragi avec la cavité bistable.
Nous étudions la génération, le stockage et la manipulation d'états non classiques de la lumière et des atomes grâce à l'interaction entre un nuage d'atomes froids et de champs optiques en cavité. Après avoir généré expérimentalement des états comprimés et intriqués du champ lorsque les atomes se comportent comme un milieu Kerr, nous étudions théoriquement la possibilité de générer de tels états dans des systèmes à trois niveaux, ainsi que la réduction des fluctuations quantiques atomiques sous le bruit quantique standard. Nous présentons ensuite plusieurs schémas pour transférer et stocker les fluctuations d'états non classiques du champ au spin collectif d'un ensemble atomique afin de réaliser une mémoire quantique à atomes froids. Comme applications pour l'information quantique nous étudions l'intrication et la téléportation d'ensemble atomique, la réalisation de mémoires quantiques de longue durée de vie avec des spins nucléaires d'3He et l'intrication d'oscillateurs mécaniques.
Dans les systèmes magnétiques, la spectroscopie du bruit fondamental dû aux fluctuations aléatoires du spin, appelée spectroscopie du bruit de spin (SNS), est réalisée optiquement en mesurant les fluctuations de la rotation de Faraday subie par un faisceau sonde polarisé linéairement se propageant à travers l'échantillon. Cette méthode a été appliquée avec succès depuis le début du siècle pour sonder la structure énergétique et les canaux de relaxation dans divers milieux, tels que les vapeurs atomiques à température ambiante, les semi-conducteurs ou les puits quantiques.Cette thèse étudie la possibilité d'appliquer la SNS afin d'étudier les interactions entre le système et son environnement ou bien au sein du système. Cette étude est menée dans des cellules contenant deux vapeurs atomiques différentes: une vapeur d'hélium métastable et une vapeur de rubidium en abondance naturelle, et est appuyée par des simulations numériques basées sur l'évolution de la matrice densité du système.Dans un premier temps, je montre que l'action de champs externes sur la cellule d'hélium métastable place le système hors d'équilibre, et que les perturbations engendrée sur la dynamique des spins permettent de quantifier l'interaction entre les atomes et ces champs. En particulier, un faisceau sonde intense sépare la résonance de spin usuelle en deux, et la mesure de ce splitting permet une estimation précise du décalage en énergie des niveaux Zeeman dans l'état métastable. Ensuite, je montre théoriquement que l'action d'un champ magnétique fluctuant dans le temps est d'exciter du bruit de spin de manière résonante, s'il est suffisant large bande. La mesure de ce bruit hors équilibre se distingue néanmoins de celle du bruit thermique par sa dépendance en la polarisation du faisceau sonde, ainsi que par sa statistique non-gaussienne.Enfin, je montre l'apparition d'un régime de bruit de spin collectif dans la cellule de rubidium à suffisamment haute densité. Ce régime se traduit par un élargissement drastique des résonances de spins, inexplicable par les processus connus de la littérature, ainsi que par l'apparition d'une composante supplémentaire de bruit large bande, jamais observée jusqu'ici. A l'aide de simulations numériques à deux corps, incluant les interactions optiques ainsi que le mouvement des atomes, je montre que ces effets atypiques sont dus au couplage dipole-dipole résonant entre atomes induit par le champ sonde. Dans ce régime d'interactions fortes, les fluctuations de spins ne peuvent plus être décrites de manière satisfaisante par une approche de champ moyen, ouvrant la voie vers la mesure de bruit de spins à plusieurs corps dans des systèmes plus fortement corrélés.