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dialectica

Sur la complémentarité des idées d'individu et de système

Louis de Broglie

Published Jan 1, 1948• 3 citations
Publisher

Abstract

Après avoir rappeléľorigine et le sens de la notion de compleAmentarité introduite par Bohr en Physique quantique et avoir fait allusion aux diverses extensions qui en ont déjàété proposées, ľauteur cherche à appliquer ľidée de complémentarité aux relations qui existent entre les constituants ?un système et le système entier. La perte ?individualité subie par les constituants ?un système et traduîte en Mécanique classique par la notion ?énergie potentielle s'accentue au fur et à mesure que la liaison des constituants dans le système devient plus étroite. Ľétude de la mécanique ondulatoire des systèmes confirme ľidée qu'il existe une sorte de complémentarité entre ľidée de constituant autonome et celle de système. L. de B.

DOI
10.1111/j.1746-8361.1948.tb00705.x

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Complémentarité et langage dans l'interprétation de Copenhague

Catherine Chevalley

RESUME. — La notion de Complémentarité proposée par Bohr en 1927, au moment de la première discussion publique de la nouvelle « mécanique quantique », est presque toujours présentée comme la solution mal définie et superficielle de difficultés fondamentales, qu'elle contribuerait à éluder. L'objet de cet article est de montrer, au contraire, que l'Interprétation de Copenhague, pour laquelle la Complémentarité est un concept central, posait dans toute sa complexité le problème de la relation du langage naturel aux objets de la physique, désignés par le terme de « phénomènes atomiques ». C'est ce problème qui donne lieu à un paradoxe, qui à son tour engendre une distinction entre deux notions de réalité physique, qu'il faut définir soigneusement. Dans ce contexte, la complémentarité devient une sorte de garantie, imparfaite mais nécessaire, de la cohérence du discours ordinaire (non formalisé) de la physique. Elle compense l'impossibilité de trouver un langage quantique adéquat à des objets qui ne se présentent plus comme des choses du monde ordinaire.

Revue d histoire des sciences•Jan 1, 1985•11 citations

Quelques aspects théoriques de la notion de complémentarité

Jean-Louis Destouches

Les aspects théoriques les plus fondamentaux de la notion de complémentarité sont successivement étudiés. Dans la première partie la notion de complémentarité de Bohr est précisée et on montre de quelle façon cette notion est venue profoundément modifier les conceptions physiques. Dans une seconde partie la théorie générale des prévisions est résumée et ses principaux résultats sont énoncés pour permettre de mener ? une façon précise une discussion sur la notion de complémentarité: le problème des prévisions est ? abord posé, puis décomposé en trois problèmes successifs grâce àľ introduction des eAléments initiaux et des eAléments de prévision.LCaron; opérateur ?évolution est ensuite défini. Puis on montre de quelle manière le calcul des prévisions conduit à une généralisation de la décomposition spectrale. II intervient alors une certaine fonction f dont la forme est déterminée. La notion de grandeur ?état est alors définie; lorsqu'il existe une telle grandeur le formalisme du calcul des prévisions se simplifle et se ramène au schèma ? un point en mouvement dans un espace de phases. Une théorie dans laquelle il existe une grandeur ?état est appelée théorie objectiviste. Par opposition une théorie telle qu'il n'existe pas de grandeur ?état est appelée théorie subjeetiviste. La fonction f a la forme |x|k; la constante k dans une théorie subjectiviste a une valeur unique et il est montré que k = 2: on établit ainsi comme un théorème le principe de décomposition spectrale, et cela pour toute théorie subjectiviste. On définit ensuite les grandeurs neutres, puis on fait la distinction entre les propriétés qui ont lieu en fait et celles qui ont lieu en droit. Les notions de déterminisme et dcaron; indéterminisme sont définies et il est montré qu'il n'y a que deux types de théories physiques: les théories objectivistes qui sont déterministes, et les théories subjectivistes qui sont essentiellement indéterministes. Dans la troisième partie la notion de complémentarité est diseutée en utilisant les résultats de la théorie générale des prévisions. On montre qu'il n'y a pas de complémentarités dans une théorie objectiviste et qu'au contraire il y en a nécessairement dans une théorie subjectiviste. Deux types de complémentarités peuvent se présenter: une complémentarité effective et une complèmentarité idéate, mais en fait il y a toujours des complémentarités effectives. Ensuite on examine les observations successives et les conditions qui se présentent suivant les complémentarités; on précise ce qu'on doit entendre par grandeurs complémentaires. La quatrième partie est consacrée à une interprétation du quantum ? action. Les différents aspects de la notion de quantification sont examinés (d'abord ceux dans lesquels la constante de Planck n'intervient pas), puis la constante de Planck est introduite au moyen de la notion de spin et au moyen du principe ? homomorphisme. Ľ origine de la subjectivité est examinée; un principe de subjectivité est énoncé et doit ètre mis à la base des théories de la microphysique; au contraire un principe ? objectivité doit ètre mis à la base de la physique macroscopique. La cinquième partie concerne les rapports entre les notions de complémentarité et ? indiscernabilité. Enfin la complémentarité de Bohr apparaît sous un aspect dialectique quand on ľ envisage comme provenant de ľ unification de deux théories qui s'opposaient au moyen ? un dépassement (Aufhebung). – J.-L. D.

dialectica•Jan 1, 1948•1 citation

Remarques sur la théorie du rayonnement

J. Solomon

On a cherché de façon générale à raccorder les expressions classiques et quantique pour l'énergie émise par un système accéléré, par exemple au cours d'un choc. On sait qu'en mécanique quantique intervient la constante de la stucture fine. Après avoir rappelé (§ 2) les différents problèmes qui amènent à son introduction, on rappelle les bases de la théorie du rayonnement des particules accélérées en mécanique classique en particulier sous forme relativiste (§ 3). Ceci amène à discuter la notion d'accélération en mécanique quantique. On indique une démonstration particulièrement simple du théorème d'Ehrenfest (§ 4). Un exemple simple (choc d'un électron et d'un neutron) montre la nécessité de faire intervenir le quantum élémentaire d'action (§ 5). Ceci amène à discuter les limites d'applicabilité de la théorie classique au cours des chocs (§ 6). La longueur déterminante se trouve être non la longueur d'onde de de Broglie h/(mv) mais bien h/2mv sin(θ/2), θ etant l'angle de choc. La discussion d'une mesure du rayonnement au cours d'un choc amène alors à l'introduction cherchée de la constante de Planck (§ 7). L'expression trouvée, relativement indépendante de la loi de choc, permet de suivre le passage entre théorie classique et théorie quantique. Une première application des résultats précédents est faite à la loi de Coulomb dans le domaine des faibles vitesses (§ 8). Des difficultés inhérentes aux propriétés du champ de Coulomb s'y présentent qu'on discute On retrouve la formule de Kramers, à un facteur numérique près. On discute ensuite le cas des chocs à grande vitesse, tels qu'ils se présentent dans les questions relatives au rayonnement cosmique (§ 9). On montre que le rayonnement devient fort important lorsque l'énergie des particules incidentes est de l'ordre de (137)² m0 c². On insiste sur le fait que des passages vers les états d'énergie négative sont alors possibles, ce qui peut avoir certaines vérifications expérimentales. Une application d'ordre très différent est faite à la mesure des champs électrique et magnétique (§ 10). On y discute de manière approfondie les possibilités de mesure au moyen d'un corps d'épreuve dont on mesure l'impulsion. On montre que, contrairement à ce qu'ont prétendu Landau et Peierls, une telle expérience donne une erreur supérieure à celle qu'exige la théorie électromagnétique quantique de Heisenberg et Pauli. On discute les raisons de ce désaccord. On discute enfin (§ 11) la possibilité de suivre d'encore plus près la théorie classique, en particulier d'introduire la notion de force de rayonnement en mécanique quantique.

Journal de physique•Jan 1, 1933•2 citations

Remarque sur l'idée de complémentarité

Ferdinand Gonseth

L'intention est de présenter ľidée de complémentarité de façon à la fois générale (abstraite) et élémentaire, convenant à la fois en physique et dans ?autres domaines. Le progrés se fait par dévoilement ?horizons de réalité successifs, dont trois sont envisageés ici: ľhorizon naturel (Eigenwelt), ľhorizon classique, ľhorizon quantique. L'idée de complémentarité se présente assez élémentairement dans le raccordement de deux horizons, dont ľun joue le rô1e ?horizon apparent et ľautre ?horizon profond. Le cadre obligé de considérations de ce genre est une méthodologie dialectique ouverte. Dans ce cadre, ľidée de la complémentarité onde-corpuscule apparaît comme une spécialisation ?un schéma plus géneral. F. G. Die Idee der Komplementarität soll zugleich generell (abstrakt) und elementar, auf eine für die moderne Physik und für andere Gebiete passende Art, dargelegt werden. Der Fortschritt der Erkenntnis führt zu der Konstituierung von aufeinander folgenden Wirklichkeitshorizonten. Es werden hier drei solche Horizonte besprochen : der natürliche Horizont (Eigenwelt), der klassische und der quantische Horizont. Die Idee der Komplementarität spielt eine Hauptrolle in der Beziehung zweier Wirklichkeitshorizonten zueinander, eines phänomenalen und eines tieferen Horizonts. Der notwendige erkenntnistheoretische Rahmen für derartige Betrachtungen ist eine dialektiseh-offene Methodologie (wie sie in dieser Zeitschrift dargelegt wird). In diesen Rahmen erscheint die übliche Komplementarität (Korpuskel-Welle) als eine Speziali-sierung eines allgemeineren Schemas.

dialectica•Jan 1, 1948•8 citations

Niels Bohr and Complementarity: An Introduction

Arkady Plotnitsky

•Sep 5, 2012•63 citations

De l’inséparabilité quantique au holisme sémantique

S. Osnaghi

La these vise a montrer que la coherence de l’interpretation instrumentaliste de la mecaniquequantique (sur laquelle les reconstructions logiques de la theorie, d’inspiration pragmatiste, s’appuient) ne peut pas etre defendue sans remettre en cause la semantique extensionnelle utilisee en logique classique. J’examine en particulier les arguments misen avant par Niels Bohr, en montrant que son analyse physique du processus de mesureest insuffisante pour assurer la coherence de l’interpretation conditionnelle des probabilites quantiques qu’il adopte. Au lieu d’essayer de ‘completer’ l’approche de Bohrpar un compte rendu plus exhaustif des processus physiques (telle la decoherence) quijouent un role dans l’observation, je suggere que le probleme de la mesure decoule d’unetheorie de la signification inadequate. Je discute l’interet et les limites de la critiquebohrienne des presupposes representationalistes inherents a la description classique desphenomenes, et je conclus en formulant l’hypothese que l’adoption d’une semantiqueinferentialiste permettrait d’envisager a la fois la dissolution du probleme de la mesureet la justification a priori des traits structuraux des probabilites quantiques (comme etantl’expression des relations conceptuelles presupposees par tout langage qui doit incluredes enonces objectifs).

•Dec 22, 2014•0 citations
Après avoir rappeléľorigine et le sens de la notion de compleAmentarité introduite par Bohr en Physique quantique et avoir fait allusion aux diverses extensions qui en ont déjàété proposées, ľauteur cherche à appliquer ľidée de complémentarité aux relations qui existent entre les constituants ?un système et le système entier. La perte ?individualité subie par les constituants ?un système et traduîte en Mécanique classique par la notion ?énergie potentielle s'accentue au fur et à mesure que la liaison des constituants dans le système devient plus étroite. Ľétude de la mécanique ondulatoire des systèmes confirme ľidée qu'il existe une sorte de complémentarité entre ľidée de constituant autonome et celle de système. L. de B.
RESUME. — La notion de Complémentarité proposée par Bohr en 1927, au moment de la première discussion publique de la nouvelle « mécanique quantique », est presque toujours présentée comme la solution mal définie et superficielle de difficultés fondamentales, qu'elle contribuerait à éluder. L'objet de cet article est de montrer, au contraire, que l'Interprétation de Copenhague, pour laquelle la Complémentarité est un concept central, posait dans toute sa complexité le problème de la relation du langage naturel aux objets de la physique, désignés par le terme de « phénomènes atomiques ». C'est ce problème qui donne lieu à un paradoxe, qui à son tour engendre une distinction entre deux notions de réalité physique, qu'il faut définir soigneusement. Dans ce contexte, la complémentarité devient une sorte de garantie, imparfaite mais nécessaire, de la cohérence du discours ordinaire (non formalisé) de la physique. Elle compense l'impossibilité de trouver un langage quantique adéquat à des objets qui ne se présentent plus comme des choses du monde ordinaire.
Les aspects théoriques les plus fondamentaux de la notion de complémentarité sont successivement étudiés. Dans la première partie la notion de complémentarité de Bohr est précisée et on montre de quelle façon cette notion est venue profoundément modifier les conceptions physiques. Dans une seconde partie la théorie générale des prévisions est résumée et ses principaux résultats sont énoncés pour permettre de mener ? une façon précise une discussion sur la notion de complémentarité: le problème des prévisions est ? abord posé, puis décomposé en trois problèmes successifs grâce àľ introduction des eAléments initiaux et des eAléments de prévision.LCaron; opérateur ?évolution est ensuite défini. Puis on montre de quelle manière le calcul des prévisions conduit à une généralisation de la décomposition spectrale. II intervient alors une certaine fonction f dont la forme est déterminée. La notion de grandeur ?état est alors définie; lorsqu'il existe une telle grandeur le formalisme du calcul des prévisions se simplifle et se ramène au schèma ? un point en mouvement dans un espace de phases. Une théorie dans laquelle il existe une grandeur ?état est appelée théorie objectiviste. Par opposition une théorie telle qu'il n'existe pas de grandeur ?état est appelée théorie subjeetiviste. La fonction f a la forme |x|k; la constante k dans une théorie subjectiviste a une valeur unique et il est montré que k = 2: on établit ainsi comme un théorème le principe de décomposition spectrale, et cela pour toute théorie subjectiviste. On définit ensuite les grandeurs neutres, puis on fait la distinction entre les propriétés qui ont lieu en fait et celles qui ont lieu en droit. Les notions de déterminisme et dcaron; indéterminisme sont définies et il est montré qu'il n'y a que deux types de théories physiques: les théories objectivistes qui sont déterministes, et les théories subjectivistes qui sont essentiellement indéterministes. Dans la troisième partie la notion de complémentarité est diseutée en utilisant les résultats de la théorie générale des prévisions. On montre qu'il n'y a pas de complémentarités dans une théorie objectiviste et qu'au contraire il y en a nécessairement dans une théorie subjectiviste. Deux types de complémentarités peuvent se présenter: une complémentarité effective et une complèmentarité idéate, mais en fait il y a toujours des complémentarités effectives. Ensuite on examine les observations successives et les conditions qui se présentent suivant les complémentarités; on précise ce qu'on doit entendre par grandeurs complémentaires. La quatrième partie est consacrée à une interprétation du quantum ? action. Les différents aspects de la notion de quantification sont examinés (d'abord ceux dans lesquels la constante de Planck n'intervient pas), puis la constante de Planck est introduite au moyen de la notion de spin et au moyen du principe ? homomorphisme. Ľ origine de la subjectivité est examinée; un principe de subjectivité est énoncé et doit ètre mis à la base des théories de la microphysique; au contraire un principe ? objectivité doit ètre mis à la base de la physique macroscopique. La cinquième partie concerne les rapports entre les notions de complémentarité et ? indiscernabilité. Enfin la complémentarité de Bohr apparaît sous un aspect dialectique quand on ľ envisage comme provenant de ľ unification de deux théories qui s'opposaient au moyen ? un dépassement (Aufhebung). – J.-L. D.
On a cherché de façon générale à raccorder les expressions classiques et quantique pour l'énergie émise par un système accéléré, par exemple au cours d'un choc. On sait qu'en mécanique quantique intervient la constante de la stucture fine. Après avoir rappelé (§ 2) les différents problèmes qui amènent à son introduction, on rappelle les bases de la théorie du rayonnement des particules accélérées en mécanique classique en particulier sous forme relativiste (§ 3). Ceci amène à discuter la notion d'accélération en mécanique quantique. On indique une démonstration particulièrement simple du théorème d'Ehrenfest (§ 4). Un exemple simple (choc d'un électron et d'un neutron) montre la nécessité de faire intervenir le quantum élémentaire d'action (§ 5). Ceci amène à discuter les limites d'applicabilité de la théorie classique au cours des chocs (§ 6). La longueur déterminante se trouve être non la longueur d'onde de de Broglie h/(mv) mais bien h/2mv sin(θ/2), θ etant l'angle de choc. La discussion d'une mesure du rayonnement au cours d'un choc amène alors à l'introduction cherchée de la constante de Planck (§ 7). L'expression trouvée, relativement indépendante de la loi de choc, permet de suivre le passage entre théorie classique et théorie quantique. Une première application des résultats précédents est faite à la loi de Coulomb dans le domaine des faibles vitesses (§ 8). Des difficultés inhérentes aux propriétés du champ de Coulomb s'y présentent qu'on discute On retrouve la formule de Kramers, à un facteur numérique près. On discute ensuite le cas des chocs à grande vitesse, tels qu'ils se présentent dans les questions relatives au rayonnement cosmique (§ 9). On montre que le rayonnement devient fort important lorsque l'énergie des particules incidentes est de l'ordre de (137)² m0 c². On insiste sur le fait que des passages vers les états d'énergie négative sont alors possibles, ce qui peut avoir certaines vérifications expérimentales. Une application d'ordre très différent est faite à la mesure des champs électrique et magnétique (§ 10). On y discute de manière approfondie les possibilités de mesure au moyen d'un corps d'épreuve dont on mesure l'impulsion. On montre que, contrairement à ce qu'ont prétendu Landau et Peierls, une telle expérience donne une erreur supérieure à celle qu'exige la théorie électromagnétique quantique de Heisenberg et Pauli. On discute les raisons de ce désaccord. On discute enfin (§ 11) la possibilité de suivre d'encore plus près la théorie classique, en particulier d'introduire la notion de force de rayonnement en mécanique quantique.
L'intention est de présenter ľidée de complémentarité de façon à la fois générale (abstraite) et élémentaire, convenant à la fois en physique et dans ?autres domaines. Le progrés se fait par dévoilement ?horizons de réalité successifs, dont trois sont envisageés ici: ľhorizon naturel (Eigenwelt), ľhorizon classique, ľhorizon quantique. L'idée de complémentarité se présente assez élémentairement dans le raccordement de deux horizons, dont ľun joue le rô1e ?horizon apparent et ľautre ?horizon profond. Le cadre obligé de considérations de ce genre est une méthodologie dialectique ouverte. Dans ce cadre, ľidée de la complémentarité onde-corpuscule apparaît comme une spécialisation ?un schéma plus géneral. F. G. Die Idee der Komplementarität soll zugleich generell (abstrakt) und elementar, auf eine für die moderne Physik und für andere Gebiete passende Art, dargelegt werden. Der Fortschritt der Erkenntnis führt zu der Konstituierung von aufeinander folgenden Wirklichkeitshorizonten. Es werden hier drei solche Horizonte besprochen : der natürliche Horizont (Eigenwelt), der klassische und der quantische Horizont. Die Idee der Komplementarität spielt eine Hauptrolle in der Beziehung zweier Wirklichkeitshorizonten zueinander, eines phänomenalen und eines tieferen Horizonts. Der notwendige erkenntnistheoretische Rahmen für derartige Betrachtungen ist eine dialektiseh-offene Methodologie (wie sie in dieser Zeitschrift dargelegt wird). In diesen Rahmen erscheint die übliche Komplementarität (Korpuskel-Welle) als eine Speziali-sierung eines allgemeineren Schemas.
La these vise a montrer que la coherence de l’interpretation instrumentaliste de la mecaniquequantique (sur laquelle les reconstructions logiques de la theorie, d’inspiration pragmatiste, s’appuient) ne peut pas etre defendue sans remettre en cause la semantique extensionnelle utilisee en logique classique. J’examine en particulier les arguments misen avant par Niels Bohr, en montrant que son analyse physique du processus de mesureest insuffisante pour assurer la coherence de l’interpretation conditionnelle des probabilites quantiques qu’il adopte. Au lieu d’essayer de ‘completer’ l’approche de Bohrpar un compte rendu plus exhaustif des processus physiques (telle la decoherence) quijouent un role dans l’observation, je suggere que le probleme de la mesure decoule d’unetheorie de la signification inadequate. Je discute l’interet et les limites de la critiquebohrienne des presupposes representationalistes inherents a la description classique desphenomenes, et je conclus en formulant l’hypothese que l’adoption d’une semantiqueinferentialiste permettrait d’envisager a la fois la dissolution du probleme de la mesureet la justification a priori des traits structuraux des probabilites quantiques (comme etantl’expression des relations conceptuelles presupposees par tout langage qui doit incluredes enonces objectifs).