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Feynman invente le calculateur quantique

Denis Guthleben

Published Jan 1, 2023• 0 citations
OpenAlex

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Résoudre le problème quantique à N-corps à l'aide de calculateurs quantiques

Baptiste Anselme Martin

Les calculateurs quantiques promettent de résoudre des problèmes insolvables pour les ordinateurs classiques. En particulier, manipuler des états superposés et intriqués de bits quantiques est une voie naturelle pour étudier la physique des systèmes quantiques à N particules. Avec les avancées rapides des technologies quantiques, nous avons pu voir émerger les premiers processeurs quantiques, nommés processeurs "NISQ" (de l'anglais "Noisy-Intermediate-Scale-Quantum"). Les progrès de ces machines ouvrent de nouveaux chemins aux physiciens pour simuler des systèmes quantiques. Cependant, leur taille limitée et les erreurs liées à la décohérence limitent fortement leur usage aujourd'hui. La conception d'algorithmes quantiques efficaces, résistant aux erreurs, est un défi considérable. Ce travail de thèse s'attelle à comprendre les capacités des processeurs quantiques à simuler des systèmes quantiques à N corps, avec une attention particulière aux applications pour la physique de la matière condensée. Dans un premier temps, nous abordons le sujet du calcul de l'état fondamental d'Hamiltoniens, à l'aide d'un algorithme variationnel quantique-classique (nommée l'algorithme VQE, de l'anglais « Variational Quantum Eigensolver »). Nous évaluons les performances de cette méthode sur le modèle de Hubbard, grâce à différentes métriques, comme la fidélité, l'énergie et les propriétés physiques des solutions obtenues. Nous démontrons, malgré des performances prometteuses en simulant un calculateur quantique sans bruit, que le niveau de bruit des machines contemporaines rend impossible la réalisation d'un calcul significatif. En revanche, certains états quantiques aux propriétés intéressantes peuvent avoir une forme simple. Leur préparation sur un calculateur quantique est un problème pertinent dans le but d'initialiser un calcul quantique avec ces états pour les amener vers des régimes où ils perdent leur forme simple. Pour illustrer ceci, nous prenons l'exemple du modèle Affleck-Lieb-Kennedy-Tasaki (AKLT), le premier modèle de chaîne de spin entier antiferromagnétique possédant une solution simple vérifiant la conjecture d'Haldane. Nous proposons deux schémas pour préparer les états AKLT, l'un suivant leur construction naturelle en projetant des paires de qubits sur leur sous-espace triplet, l'autre utilisant leur forme de réseaux de tenseurs. Nous analysons l'implémentation de ces méthodes en fonction de la taille du système, avec une réalisation expérimentale sur un processeur quantique. Enfin, nous explorons la synergie entre les méthodes de réseaux de tenseurs et les calculateurs quantiques bruités pour simuler la dynamique hors-équilibre de systèmes de spins. La simulation de dynamique quantique est une tâche naturelle pour les calculateurs quantiques, mais atteindre des temps longs est fortement limité par le bruit. D'autre part, les réseaux de tenseurs sont également limités aux temps courts, contraints par la quantité d'intrication qu'ils peuvent encoder. Nous proposons d'utiliser le meilleur des deux mondes : la dynamique à temps court est simulée efficacement par un réseau de tenseur, compilée vers des circuits quantiques de faible profondeur pour poursuivre l'évolution temporelle sur le calculateur quantique. Nous étudions les performances de ce schéma hybride quantique-classique en regardant la fidélité des états obtenus et la production d'intrication, avec une validation expérimentale. Finalement, nous proposons d'optimiser les circuits quantiques approximant l'opérateur évolution temporelle grâce à des réseaux de tenseurs, résultant en une simulation quantique classiquement améliorée utilisant moins de ressources quantiques.

•Dec 4, 2023•0 citations

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•Dec 4, 2023•0 citations

The Feynman Integral

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American Mathematical Society eBooks•Jan 1, 2007•0 citations

Description et Contrôle des systèmes pour les technologies quantiques : des spins nucléaires aux atomes froids

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Cette thèse a pour but l'application de la théorie du contrôle optimal à des expériences de physique quantique. Nous considérons deux expériences du Laboratoire de Collisions - Agrégats - Réactivité de Toulouse visant à manipuler des condensats de Bose-Einstein, et une expérience à l'Institut Walther-Meißner-Institut de Munich, qui a pour objectif de mettre en place des calculateurs quantiques basés sur des circuits supraconducteurs de type fluxonium. Le but est d'amener le système dans un état spécifique permettant la mise en place de calculateurs, simulateurs ou capteurs quantiques. Les systèmes sont contrôlés respectivement par la phase et/ou l'amplitude d'un laser dans un réseau optique et par un courant électrique. Ces contrôles doivent respecter des contraintes dictées par le dispositif expérimental. Ainsi, l'objectif de la thèse est de mettre au point des algorithmes pour calculer numériquement les contrôles répondant aux besoins décrits ci-dessus. Les algorithmes utilisés sont basés sur les méthodes GRAPE et de tir.

•Oct 24, 2024•0 citations
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