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An optical lattice clock with a bosonic isotope of mercury

Clara Zyskind

Published Dec 16, 2024• 0 citations
Publisher

Abstract

Une horloge à réseau optique avec un isotope bosonique du mercure Les horloges optiques ont atteint des précisions proches de 1 x 10⁻¹⁸. Elles sont utilisées dans diverses applications, comme la géodésie chronométrique, les tests de Relativité Générale, la recherche de nouvelles physiques au-delà du Modèle Standard, ainsi que pour la redéfinition de la seconde. Parmi les espèces neutres, le mercure présente plusieurs avantages pour une horloge à réseau optique, notamment une faible sensibilité au rayonnement de corps noir (16 fois inférieure à celle de l'ytterbium et 30 fois inférieure à celle du strontium) et une pression de vapeur élevée à température ambiante. Jusqu'à présent, l'isotope fermionique ¹⁹⁹Hg était le seul utilisé dans ces horloges, mais sa durée de vie limitée dans l'état excité empêche d'exploiter pleinement le potentiel des nouveaux lasers ultra-stables. L'utilisation d'isotopes bosoniques permet de contourner cette limite grâce à une durée de vie potentiellement illimitée. Cette thèse présente la première observation de la transition bosonique ¹⁹⁸Hg dans une horloge à réseau optique, grâce à plusieurs avancées expérimentales et la recherche d'une transition étroite dans une large plage d'incertitude. La transition de l'horloge bosonique est interdite, mais peut être induite par un champ magnétique élevé via la méthode du quenching. Cela permet des temps d'interrogation plus longs, ajustables aux propriétés du laser. Le premier défi a été de développer un système capable de générer un champ magnétique suffisamment fort pour induire cette transition avec un couplage maximal. Un autre défi était de concevoir un laser d'interrogation accordable et flexible, tout en maintenant un bruit faible, permettant ainsi d'interroger n'importe quel isotope sans bruit supplémentaire. Puisque le couplage augmente avec la puissance du laser, une étape cruciale a été d'augmenter la puissance de notre source UV ultra-stable. Malgré ces avancées, nos calculs ont montré que le couplage restait faible, rendant la transition difficile à trouver sur une large plage de fréquences. Diverses mesures et vérifications ont été effectuées, notamment un alignement précis avec l'isotope ¹⁹⁹Hg, pour maximiser les chances de succès. Grâce à ces efforts, la transition ¹⁹⁸Hg a été trouvée, marquant la première observation d'une transition d'isotope bosonique du mercure. Suite à cela, nous avons établi une horloge fonctionnelle avec l'isotope bosonique ¹⁹⁸Hg, atteignant une stabilité de 10⁻¹⁵ à 1 seconde. Plusieurs études ont été réalisées, notamment la mesure du coefficient du déplacement Zeeman quadratique avec une précision permettant de le contrôler à 10⁻¹⁷ ou mieux. Nous avons également commencé à étudier d'autres effets systématiques comme le déplacement lumineux, le déplacement collisionnel et celui dû à la lumière du réseau, ainsi que la mesure de la longueur d'onde magique du ¹⁹⁸Hg. Une première comparaison avec le ⁸⁷Sr a permis d'atteindre une stabilité de 1.2 x 10⁻¹⁵ à 1 seconde, ouvrant la voie à une première mesure du rapport de fréquence ¹⁹⁸Hg/⁸⁷Sr.

DOI
10.70675/80b88a7bz62ccz443cz84f2z3237076eba07

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Les horloges optiques ont révolutionné la métrologie du temps et des fréquences depuis le début des années 2000. Dans ma thèse, j’ai travaillé avec une horloge à réseau optique basée sur l’atome de mercure. Le mercure est un candidat prometteur pour les horloges à réseau du fait de sa faible sensibilité au rayonnement du corps noir. Durant ma thèse, j’ai exploité un piège magnéto optique 2D pour pré-refroidir les atomes de mercure avant leur interrogation. Cela permet non seulement de piéger un plus grand nombre d’atomes mais aussi d’améliorer le cycle d’horloge en diminuant le temps de cycle total. Ces améliorations ont permis de mesurer la durée de vie de l’état 3P0 et de participer à des campagnes de mesure à l’échelle européenne entre différentes horloges située à plusieurs centaines de kilomètres l’une de l’autre. Nous avons ainsi pu mesurer pour la première fois le ratio de fréquence entre le mercure et l’ion ytterbium +.

•Dec 6, 2019•0 citations

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Revue française de métrologie•Jan 22, 2008•0 citations

Mercury lattice clock : from the Lamb-Dicke spectroscopy to stable clock operation

Rinat Tyumenev

Horloge réseau optique à mercure : de la spectroscopie Lamb-Dicke à une opération horloge stable Les deux premiers chapitres de la thèse présentent le principe d’un étalon de fréquence optique et les applications qui en découlent. Les principaux avantages métrologiques de l’horloge à réseau optique de mercure sont mis en avant, et quelques rappels théoriques d’interraction matière-rayonnement appliquée à la métrologie des fréquences sont effectués. Le montage expérimental est décrit de manière générale dans le chapitre 3, en insistant particulièrement sur les différentes sources laser utilisées. Les améliorations apportées au montage durant la thèse, font l’objet du chapitre 4. La première amélioration concerne le laser de refroidissement à 254nm. Mes travaux nous ont permis d’augmenter le temps d’interrogation des atomes, étape nécessaire pour une nouvelle mesure de stabilité de l’horloge et la caractérisation des effets systématiques. Afin d’augmenter ultérieurement la stabilité, une refonte de la cavité optique qui piège les atomes dans le réseau s’est révèlée indispensable. La nouvelle cavité permet de capturer 10 fois plus d’atomes grâce à une profondeur de piégage acrue d’un facteur 3, influant directement sur le rapport signal sur bruit. Enfin, les résultats expérimentaux obtenus sont décrits dans le 5ème et dernier chapitre. La spectroscopie sur fond noir d’un échantillon de mercure polarisé en spin avec une largeur de raie record de 3.3Hz nous a permis de mesurer une stabilité de 1.2x10 -15 à une seconde, soit presque un facteur 5 mieux par rapport à notre précédente mesure. Une caractérisation de plusieurs effets systématiques sur la transitions d’horloge (shift colisionnel, effet zeeman ou encore effet de la lumière de piégage) a été menée au niveau de 10-16.

•Jul 23, 2015•0 citations

Horloge à réseau optique de mercure neutre : Détermination de la longueur d'onde magique.

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Depuis 1967, la seconde est définie par rapport à une transition atomique. Plus précisément, la seconde est déterminée par rapport à 9 192 631 770 périodes de la radiation correspondant à deux états hyperfins de l’état fondamental d’un atome de césium 133 non perturbé. Aujourd’hui, les horloges atomiques les plus performantes se situent dans le domaine optique : un laser est utilisé pour interroger la transition d’une référence atomique. Les éléments atomiques utilisés sont par exemple du strontium, du mercure ou de l’ytterbium. D’autres horloges optiques exploitent un ion unique piégé pour établir une référence de fréquence. Les meilleures horloges optiques occupent des volumes de plusieurs milliers de litres. Bien qu’il existe des réseaux fibrés disséminant les références optiques entre différents laboratoires, la nécessité de pouvoir transporter les horloges reste un enjeu majeur pour la physique fondamental ou pour d’autres applications comme la géodésie. Le département temps fréquence de l’institut FEMTO-ST développe une horloge optique transportable à ion piégé Yb+. L’objectif du projet est d’avoir un volume total de l’ expérience de 500 L avec des performances dix fois supérieures aux horloges compactes actuelles. Un ion unique est piégé à l’aide de champs électriques générés par une puce constituant un piège de Paul surfacique. Un unique faisceau laser permet son refroidissement dans les trois directions de l’espace. Un laser d’une longueur d’onde d’environ 435,5 nm est utilisé pour interroger l’ion et constituer un oscillateur ultra-stable.Pour piéger des ions, un piège prototype en cuivre sur FR-4 a été utilisé pendant qu’en parallèle un piège était conçu et fabriqué au sein du département. Le rapide confinement d’ions avec le piège prototype a permis de mettre en place le système expérimental et établir nos premiers résultats. Des mesures caractérisant le piège ont pu être effectués et des techniques expérimentales pour le contrôle du piège ont été mises en place. Le laser d’horloge nécessitant une pré stabilisation pour sa réduction du bruit de fréquence, son asservissement sur une cavité ultra-stable fonctionnant à une longueur d’onde télécoms a été réalisée à l’aide d’un peigne de fréquence optique. Différentes simulations ont été effectuées pour prédire la stabilité relative de fréquence de l’horloge ou le comportement du nouveau piège.

•May 20, 2022•0 citations

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Les horloges optiques ont révolutionné la métrologie du temps et des fréquences depuis le début des années 2000. Dans ma thèse, j’ai travaillé avec une horloge à réseau optique basée sur l’atome de mercure. Le mercure est un candidat prometteur pour les horloges à réseau du fait de sa faible sensibilité au rayonnement du corps noir. Durant ma thèse, j’ai exploité un piège magnéto optique 2D pour pré-refroidir les atomes de mercure avant leur interrogation. Cela permet non seulement de piéger un plus grand nombre d’atomes mais aussi d’améliorer le cycle d’horloge en diminuant le temps de cycle total. Ces améliorations ont permis de mesurer la durée de vie de l’état 3P0 et de participer à des campagnes de mesure à l’échelle européenne entre différentes horloges située à plusieurs centaines de kilomètres l’une de l’autre. Nous avons ainsi pu mesurer pour la première fois le ratio de fréquence entre le mercure et l’ion ytterbium +.

•Dec 6, 2019•1 citation
Une horloge à réseau optique avec un isotope bosonique du mercure Les horloges optiques ont atteint des précisions proches de 1 x 10⁻¹⁸. Elles sont utilisées dans diverses applications, comme la géodésie chronométrique, les tests de Relativité Générale, la recherche de nouvelles physiques au-delà du Modèle Standard, ainsi que pour la redéfinition de la seconde. Parmi les espèces neutres, le mercure présente plusieurs avantages pour une horloge à réseau optique, notamment une faible sensibilité au rayonnement de corps noir (16 fois inférieure à celle de l'ytterbium et 30 fois inférieure à celle du strontium) et une pression de vapeur élevée à température ambiante. Jusqu'à présent, l'isotope fermionique ¹⁹⁹Hg était le seul utilisé dans ces horloges, mais sa durée de vie limitée dans l'état excité empêche d'exploiter pleinement le potentiel des nouveaux lasers ultra-stables. L'utilisation d'isotopes bosoniques permet de contourner cette limite grâce à une durée de vie potentiellement illimitée. Cette thèse présente la première observation de la transition bosonique ¹⁹⁸Hg dans une horloge à réseau optique, grâce à plusieurs avancées expérimentales et la recherche d'une transition étroite dans une large plage d'incertitude. La transition de l'horloge bosonique est interdite, mais peut être induite par un champ magnétique élevé via la méthode du quenching. Cela permet des temps d'interrogation plus longs, ajustables aux propriétés du laser. Le premier défi a été de développer un système capable de générer un champ magnétique suffisamment fort pour induire cette transition avec un couplage maximal. Un autre défi était de concevoir un laser d'interrogation accordable et flexible, tout en maintenant un bruit faible, permettant ainsi d'interroger n'importe quel isotope sans bruit supplémentaire. Puisque le couplage augmente avec la puissance du laser, une étape cruciale a été d'augmenter la puissance de notre source UV ultra-stable. Malgré ces avancées, nos calculs ont montré que le couplage restait faible, rendant la transition difficile à trouver sur une large plage de fréquences. Diverses mesures et vérifications ont été effectuées, notamment un alignement précis avec l'isotope ¹⁹⁹Hg, pour maximiser les chances de succès. Grâce à ces efforts, la transition ¹⁹⁸Hg a été trouvée, marquant la première observation d'une transition d'isotope bosonique du mercure. Suite à cela, nous avons établi une horloge fonctionnelle avec l'isotope bosonique ¹⁹⁸Hg, atteignant une stabilité de 10⁻¹⁵ à 1 seconde. Plusieurs études ont été réalisées, notamment la mesure du coefficient du déplacement Zeeman quadratique avec une précision permettant de le contrôler à 10⁻¹⁷ ou mieux. Nous avons également commencé à étudier d'autres effets systématiques comme le déplacement lumineux, le déplacement collisionnel et celui dû à la lumière du réseau, ainsi que la mesure de la longueur d'onde magique du ¹⁹⁸Hg. Une première comparaison avec le ⁸⁷Sr a permis d'atteindre une stabilité de 1.2 x 10⁻¹⁵ à 1 seconde, ouvrant la voie à une première mesure du rapport de fréquence ¹⁹⁸Hg/⁸⁷Sr.
Les horloges optiques ont révolutionné la métrologie du temps et des fréquences depuis le début des années 2000. Dans ma thèse, j’ai travaillé avec une horloge à réseau optique basée sur l’atome de mercure. Le mercure est un candidat prometteur pour les horloges à réseau du fait de sa faible sensibilité au rayonnement du corps noir. Durant ma thèse, j’ai exploité un piège magnéto optique 2D pour pré-refroidir les atomes de mercure avant leur interrogation. Cela permet non seulement de piéger un plus grand nombre d’atomes mais aussi d’améliorer le cycle d’horloge en diminuant le temps de cycle total. Ces améliorations ont permis de mesurer la durée de vie de l’état 3P0 et de participer à des campagnes de mesure à l’échelle européenne entre différentes horloges située à plusieurs centaines de kilomètres l’une de l’autre. Nous avons ainsi pu mesurer pour la première fois le ratio de fréquence entre le mercure et l’ion ytterbium +.
Ce mémoire présente les dernières avancées de l'horloge à réseau optique à atomes de Strontium du LNE-SYRTE. Après avoir passé en revue les différents types d'horloges optiques actuellement développées, l'accent est mis sur le concept d'horloge à réseau optique qui a d'abord été formulé dans le cadre d'une horloge à 87Sr utilisant la transition 1S0 - 3P0. Les particularités de cet atome sont présentées, notamment la notion de longueur d'onde magique de piégeage, ainsi que les performances qui sont envisageables pour une telle horloge. La deuxième partie présente les aspects expérimentaux, en insistant plus particulièrement sur le développement du laser ultra-stable qui est utilisé pour l'interrogation des atomes et qui représente un point central. Parmi les dernières améliorations, une phase de pompage optique et d'interrogation en présence d'un champ magnétique a été ajoutée au dispositif de manière à mieux déterminer l'effet Zeeman. Enfin, la dernière partie présente les résultats expérimentaux. La dernière évaluation de l'horloge à 87Sr a permis d'atteindre une exactitude de 2,6.10-15 et une mesure en accord au niveau de 10-15 avec une évaluation indépendante faite au JILA. D'autre part, suite à de récentes propositions théoriques, une mesure a également été effectuée en utilisant l'isotope bosonique 88Sr et en adaptant le dispositif expérimental, permettant d'obtenir la première évaluation pour ce type d'horloge, avec une exactitude de 7.10-14.
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Une horloge à réseau optique combine les avantages de piégeage des horloges à ions et les horloges à atomes neutres. En effet cette configuration idéale permet de réaliser un régime de confinement fort comme le régime Lamb-Dicke tout en travaillant avec un grand nombre d'atomes. Contrairement aux horloges à ions une horloge à réseau optique nécessite des puissances de lasers importantes pour placer les atomes dans le régime Lamb-Dicke, ce qui induit généralement un décalage différentiel des niveaux d'horloge. Cependant le concept de la longueur d'onde magique a permis de supprimer, à premier ordre, les perturbations induites par le piège. Ce mémoire présente les dernières avancées de l'horloge à réseau optique à atomes de mercure du LNE-SYRTE. dans ce mémoire on passe en revue les performances actuelles des différentes horloges optiques actuellement développées, l'accent est mis sur le concept d'horloge à réseau optique et sur les particularités de l'atome de mercure qui rendent de lui un excellent candidats pour la réalisation d'une horloge à réseau optique. La deuxième partie est consacrée à la caractérisation du piège magnéto-optique via un système de détection assez sensible, ce qui nous a permis d'évaluer la température des différents isotopes présents dans PMO ainsi que la mise en évidence d'un refroidissement sub-Doppler des isotopes fermioniques. Suit la réalisation du piégeage des atomes de mercure est une tache redoutable vu la gamme de longueurs d'ondes magiques prédites par la théorie (362±5 nm). La troisième partie présente les aspects expérimentaux de la réalisation et la mise en place de la source laser nécessaire au piégeage des atomes de mercure fonctionnant à la longueur d'onde magique prédite par la théorie. Suit d'une description de la cavité de surtension mise en place pour la réalisation du réseau optique. Tout ce travail a permis de réaliser la première spectroscopie de la transition 1S0 →3 P0 dans le régime Lamb-Dicke pour l'isotope 199Hg. Avec l'utilisation du système laser ultra-stable lié à la référence primaire du LNE-SYRTE, nous avons déterminé la fréquence centrale de la transition pour une large gamme de longueur d'onde et profondeurs du piège et l'analyse de ces mesures nous a permis de réaliser la première détermination expérimentale de la longueur d'onde magique, démontrons ainsi la faisabilité d'une horloge optique à atomes de mercure de haute exactitude.
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