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Atteindre le nano-g avec un gravimètre absolu à atomes froids

Maxime Pesche

Published Dec 6, 2024• 0 citations
Publisher

Abstract

Cette thèse présente les derniers travaux réalisés sur le gravimètre absolu à atomes froids du LNE-SYRTE. Pour mesurer g, cet instrument, le CAG, réalise un interféromètre atomique à l'aide d'impulsions Raman sur un nuage d'atomes froids de Rubidium 87 en chute libre. L'incertitude de mesure du CAG sont limitées par le faisceau Raman, son profil de phase et d'intensité. Durant ma thèse, l'instrument a été déménagé à l'Observatoire de Paris pour y apporter des améliorations afin de réduire ces effets et repousser les limites du CAG. Après une remise en route de l'instrument qui nous a permis d'atteindre des sensibilités similaires aux précédentes de 20e-9 g Hz^(-1/2), nous avons repris et poursuivi les études liées au faisceau Raman. Le manuscrit détaille ces travaux qui m'ont amené à étudier la stabilité de puissance dans chacun des deux faisceaux Raman, ainsi que l'impact des inhomogénéités du profil d'intensité. Une étude du profile d'intensité, et en particulier de ses défauts, nous a amené à une étude détaillée sur le contraste. En effet, ces défauts sont une source d'inhomogénéité de déplacement lumineux sur le nuage d'atome, causant une perte de contraste, pouvant amener à une limite de sensibilité. Ce phénomène cause également un biais sur la mesure de g, de l'ordre de 5e-9 g, qui n'est pas éliminé de l'algorithme de mesure et doit donc être pris en compte dans le bilan d'incertitude. Nous présentons également des premiers résultats du contrôle optimal de transitions Raman, une méthode expérimentale ayant pour but d'améliorer l'efficacité des transitions, et donc le contraste de l'interféromètre.

DOI
10.70675/0c172558zed72z4c57z9d25z348587328c84

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Reaching the nano-g with an absolute cold atoms gravimeter

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•Dec 6, 2024•0 citations

Characterization of Systematic Errors Due to Intensity Inhomogeneities of Raman Beams in a Cold Atom Absolute Gravimeter

Diego Alejandro Lancheros Naranjo

Les corrélations entre les degrés de liberté internes et externes des atomes neutres permettent d'atteindre une précision et une sensibilité de pointe dans les capteurs inertiels. Cette thèse présente les derniers développements réalisés sur le gravimètre absolu à atomes froids (CAG) du LTE, basé sur l'interférométrie d’états de moment via des transitions Raman dans un nuage d'atomes de 87 Rb en chute libre. Nous identifions les inhomogénéités d'intensité comme la principale source de perte de contraste dans le CAG, et mettons en évidence le rôle des interactions non résonantes induites par la géométrie contre-propagative des faisceaux Raman. Après optimisation du dispositif optique, le contraste de l'interféromètre s'est amélioré de près de 10 %, et les structures locales liées au champ ont été éliminées. Par ailleurs, nous avons identifié des phases de biais provenant des variations d'intensité laser, principalement pendant l'impulsion miroir. Nous introduisons une méthode dynamique pour évaluer ces déphasages, qui constitue une généralisation de l'approximation adiabatique classique. Cette approche permet de distinguer les déphasages causés par des processus à deux photons de ceux ayant une autre origine. Elle relie notamment la population d'états de moment indésirables à l'accumulation de phases non linéaires aux sorties de l'interféromètre. Nous rapportons un biais systématique dans la mesure de g de l'ordre de 5 × 10−9 g, attribué aux inhomogénéités d'intensité, ainsi qu'une sensibilité de 20 × 10−9 g Hz−1/2.

•Oct 1, 2025•0 citations

Développement d'un gyromètre à atomes froids de haute sensibilité fondé sur une géométrie repliée

Thomas Lévèque

Depuis les premières expériences de principe, l'interférométrie atomique a connu un essor important lié notamment à la maîtrise des processus de refroidissement d'atomes par laser et à l'utilisation de transitions cohérentes à deux photons pour les manipuler. Nous présentons dans ce manuscrit le développement d'un gyromètre atomique à effet Sagnac de haute sensibilité fondé sur une configuration repliée. Les choix expérimentaux réalisés lors de la conception de ce nouvel appareil ont été guidés par l'étude d'un premier prototype afin de repousser ses limites techniques. La première partie du travail a consisté en la caractérisation du premier gyromètre et à l'étude de ses performances limites liées à la fluctuation du biais introduit par les défauts de front d'onde du faisceau Raman. Cet appareil nous a également permis de mettre en place une méthode de mesure utilisant un sismomètre pour mesurer puis soustraire les accélérations parasites du signal de l'interféromètre assurant ainsi un niveau de sensibilité intéressant dans un environnement perturbé. L'étude s'est ensuite portée sur le test de nouvelles séparatrices atomiques en double-diffraction permettant d'accroître l'aire d'un interféromètre. La dernière partie de ce travail s'est concentrée sur le développement d'un nouveau prototype. Nous présentons ici les résultats préliminaires de cette expérience fondée sur une configuration à 4 impulsions Raman stimulées. Cette première caractérisation ouvre la voie à des mesures atteignant des niveaux de sensibilité inégalés pour ce type de capteurs.

•Sep 29, 2010•4 citations

Réalisation d’un gradiomètre atomique basé sur des séparatrices de Bragg

Raphaël Piccon

Ce manuscrit détaille des travaux de thèse effectués au SYRTE sur l’expérience de gradiomètre à atomes froids. Le gradiomètre est un capteur quantique utilisant deux interféromètres à atomes froids afin de mesurer l’accélération de pesanteur en deux endroits distincts de l’espace et ainsi mesurer localement le gradient de gravité. Le capteur était fonctionnel à mon arrivée avec deux sources d’atomes froids et un interféromètre utilisant des impulsions Raman. Dans le but d’améliorer la sensibilité de l’instrument, nous avons implémenté et caractérisé la diffraction des atomes dans le régime quasi-Bragg et nous avons réalisé un interféromètre avec ces impulsions pour différents ordres de diffraction. Les ports de sortie étant dans le même état interne mais sur deux états d’impulsion différents, il est difficile de les mesurer indépendamment avec une méthode classique de détection par temps de vol. Nous avons donc développé puis caractérisé une nouvelle méthode permettant d’augmenter leur séparation spatiale avant leur détection à l’aide d’un ascenseur de Bloch. Nous avons également implémenté un ascenseur de Bloch en début de séquence afin d’opérer l’interféromètre en configuration fontaine et profiter d’un temps de chute libre maximal. Un miroir monté sur un tip tilt a été caractérisé afin de compenser l’accélération de Coriolis subie par les atomes pendant leur chute et un collimateur à profil d’intensité plat (‘flat top’) a été implémenté sur l’expérience afin d’éclairer les atomes de manière uniforme. Une sensibilité au gradient de gravité de 255 E à une seconde a été démontrée.

•Dec 7, 2022•0 citations

Characterization of Systematic Errors Due to Intensity Inhomogeneities of Raman Beams in a Cold Atom Absolute Gravimeter

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Caractérisation des erreurs systématiques dues aux inhomogénéités d'intensité des faisceaux Raman dans un gravimètre absolu à atomes froids Les corrélations entre les degrés de liberté internes et externes des atomes neutres permettent d'atteindre une précision et une sensibilité de pointe dans les capteurs inertiels. Cette thèse présente les derniers développements réalisés sur le gravimètre absolu à atomes froids (CAG) du LTE, basé sur l'interférométrie d’états de moment via des transitions Raman dans un nuage d'atomes de 87 Rb en chute libre. Nous identifions les inhomogénéités d'intensité comme la principale source de perte de contraste dans le CAG, et mettons en évidence le rôle des interactions non résonantes induites par la géométrie contre-propagative des faisceaux Raman. Après optimisation du dispositif optique, le contraste de l'interféromètre s'est amélioré de près de 10 %, et les structures locales liées au champ ont été éliminées. Par ailleurs, nous avons identifié des phases de biais provenant des variations d'intensité laser, principalement pendant l'impulsion miroir. Nous introduisons une méthode dynamique pour évaluer ces déphasages, qui constitue une généralisation de l'approximation adiabatique classique. Cette approche permet de distinguer les déphasages causés par des processus à deux photons de ceux ayant une autre origine. Elle relie notamment la population d'états de moment indésirables à l'accumulation de phases non linéaires aux sorties de l'interféromètre. Nous rapportons un biais systématique dans la mesure de g de l'ordre de 5 × 10−9 g, attribué aux inhomogénéités d'intensité, ainsi qu'une sensibilité de 20 × 10−9 g Hz−1/2.

•Oct 1, 2025•0 citations

Conception et réalisation d'un gravimètre à atomes froids

Patrick Cheinet

Nous présentons la réalisation d'un interféromètre à ondes de matière mesurant l'accélération de la pesanteur. Les paquets d'ondes d'atomes de 87Rb sont manipulés à l'aide de deux lasers induisant des transitions Raman stimulées. Ces transitions servent à créer un interféromètre atomique dont le déphasage dépend de l'accélération des atomes dans le référentiel du laboratoire. Lorsque les lasers Raman sont appliqués verticalement, l'interféromètre est sensible à l'accélération de la pesanteur g. Dans le contexte de l'expérience de balance du watt, réalisée au LNE, la connaissance de la valeur de l'attraction terrestre est requise avec une incertitude de g/g = 10−9. L'objectif de notre gravimètre est d'obtenir une sensibilité de 10−9g en moins d'une minute d'intégration et une exactitude meilleure que 10−9g. Un effort particulier a été apporté pour concevoir un dispositif expérimental compact, afin de faciliter son transport. Il pourra ainsi être déplacé à proximité de la balance ou sur divers sites de mesure pour effectuer des comparaisons avec d'autres gravimètres. Nous avons obtenu une sensibilité de 7 × 10−8g.Hz−1/2 qui permet d'atteindre une incertitude statistique de 3 × 10−9g après 1000 secondes d'intégration. Une première analyse des sources de bruits expérimentaux nous a permis d'identifier les améliorations à apporter au dispositif et en particulier celles concernant les vibrations qui limitent actuellement la sensibilité court terme.

•Mar 24, 2006•12 citations
Cette thèse présente les derniers travaux réalisés sur le gravimètre absolu à atomes froids du LNE-SYRTE. Pour mesurer g, cet instrument, le CAG, réalise un interféromètre atomique à l'aide d'impulsions Raman sur un nuage d'atomes froids de Rubidium 87 en chute libre. L'incertitude de mesure du CAG sont limitées par le faisceau Raman, son profil de phase et d'intensité. Durant ma thèse, l'instrument a été déménagé à l'Observatoire de Paris pour y apporter des améliorations afin de réduire ces effets et repousser les limites du CAG. Après une remise en route de l'instrument qui nous a permis d'atteindre des sensibilités similaires aux précédentes de 20e-9 g Hz^(-1/2), nous avons repris et poursuivi les études liées au faisceau Raman. Le manuscrit détaille ces travaux qui m'ont amené à étudier la stabilité de puissance dans chacun des deux faisceaux Raman, ainsi que l'impact des inhomogénéités du profil d'intensité. Une étude du profile d'intensité, et en particulier de ses défauts, nous a amené à une étude détaillée sur le contraste. En effet, ces défauts sont une source d'inhomogénéité de déplacement lumineux sur le nuage d'atome, causant une perte de contraste, pouvant amener à une limite de sensibilité. Ce phénomène cause également un biais sur la mesure de g, de l'ordre de 5e-9 g, qui n'est pas éliminé de l'algorithme de mesure et doit donc être pris en compte dans le bilan d'incertitude. Nous présentons également des premiers résultats du contrôle optimal de transitions Raman, une méthode expérimentale ayant pour but d'améliorer l'efficacité des transitions, et donc le contraste de l'interféromètre.
Cette thèse présente les derniers travaux réalisés sur le gravimètre absolu à atomes froids du LNE-SYRTE. Pour mesurer g, cet instrument, le CAG, réalise un interféromètre atomique à l'aide d'impulsions Raman sur un nuage d'atomes froids de Rubidium 87 en chute libre. L'incertitude de mesure du CAG sont limitées par le faisceau Raman, son profil de phase et d'intensité. Durant ma thèse, l'instrument a été déménagé à l'Observatoire de Paris pour y apporter des améliorations afin de réduire ces effets et repousser les limites du CAG. Après une remise en route de l'instrument qui nous a permis d'atteindre des sensibilités similaires aux précédentes de 20e-9 g Hz^(-1/2), nous avons repris et poursuivi les études liées au faisceau Raman. Le manuscrit détaille ces travaux qui m'ont amené à étudier la stabilité de puissance dans chacun des deux faisceaux Raman, ainsi que l'impact des inhomogénéités du profil d'intensité. Une étude du profile d'intensité, et en particulier de ses défauts, nous a amené à une étude détaillée sur le contraste. En effet, ces défauts sont une source d'inhomogénéité de déplacement lumineux sur le nuage d'atome, causant une perte de contraste, pouvant amener à une limite de sensibilité. Ce phénomène cause également un biais sur la mesure de g, de l'ordre de 5e-9 g, qui n'est pas éliminé de l'algorithme de mesure et doit donc être pris en compte dans le bilan d'incertitude. Nous présentons également des premiers résultats du contrôle optimal de transitions Raman, une méthode expérimentale ayant pour but d'améliorer l'efficacité des transitions, et donc le contraste de l'interféromètre.
Les corrélations entre les degrés de liberté internes et externes des atomes neutres permettent d'atteindre une précision et une sensibilité de pointe dans les capteurs inertiels. Cette thèse présente les derniers développements réalisés sur le gravimètre absolu à atomes froids (CAG) du LTE, basé sur l'interférométrie d’états de moment via des transitions Raman dans un nuage d'atomes de 87 Rb en chute libre. Nous identifions les inhomogénéités d'intensité comme la principale source de perte de contraste dans le CAG, et mettons en évidence le rôle des interactions non résonantes induites par la géométrie contre-propagative des faisceaux Raman. Après optimisation du dispositif optique, le contraste de l'interféromètre s'est amélioré de près de 10 %, et les structures locales liées au champ ont été éliminées. Par ailleurs, nous avons identifié des phases de biais provenant des variations d'intensité laser, principalement pendant l'impulsion miroir. Nous introduisons une méthode dynamique pour évaluer ces déphasages, qui constitue une généralisation de l'approximation adiabatique classique. Cette approche permet de distinguer les déphasages causés par des processus à deux photons de ceux ayant une autre origine. Elle relie notamment la population d'états de moment indésirables à l'accumulation de phases non linéaires aux sorties de l'interféromètre. Nous rapportons un biais systématique dans la mesure de g de l'ordre de 5 × 10−9 g, attribué aux inhomogénéités d'intensité, ainsi qu'une sensibilité de 20 × 10−9 g Hz−1/2.
Depuis les premières expériences de principe, l'interférométrie atomique a connu un essor important lié notamment à la maîtrise des processus de refroidissement d'atomes par laser et à l'utilisation de transitions cohérentes à deux photons pour les manipuler. Nous présentons dans ce manuscrit le développement d'un gyromètre atomique à effet Sagnac de haute sensibilité fondé sur une configuration repliée. Les choix expérimentaux réalisés lors de la conception de ce nouvel appareil ont été guidés par l'étude d'un premier prototype afin de repousser ses limites techniques. La première partie du travail a consisté en la caractérisation du premier gyromètre et à l'étude de ses performances limites liées à la fluctuation du biais introduit par les défauts de front d'onde du faisceau Raman. Cet appareil nous a également permis de mettre en place une méthode de mesure utilisant un sismomètre pour mesurer puis soustraire les accélérations parasites du signal de l'interféromètre assurant ainsi un niveau de sensibilité intéressant dans un environnement perturbé. L'étude s'est ensuite portée sur le test de nouvelles séparatrices atomiques en double-diffraction permettant d'accroître l'aire d'un interféromètre. La dernière partie de ce travail s'est concentrée sur le développement d'un nouveau prototype. Nous présentons ici les résultats préliminaires de cette expérience fondée sur une configuration à 4 impulsions Raman stimulées. Cette première caractérisation ouvre la voie à des mesures atteignant des niveaux de sensibilité inégalés pour ce type de capteurs.
Ce manuscrit détaille des travaux de thèse effectués au SYRTE sur l’expérience de gradiomètre à atomes froids. Le gradiomètre est un capteur quantique utilisant deux interféromètres à atomes froids afin de mesurer l’accélération de pesanteur en deux endroits distincts de l’espace et ainsi mesurer localement le gradient de gravité. Le capteur était fonctionnel à mon arrivée avec deux sources d’atomes froids et un interféromètre utilisant des impulsions Raman. Dans le but d’améliorer la sensibilité de l’instrument, nous avons implémenté et caractérisé la diffraction des atomes dans le régime quasi-Bragg et nous avons réalisé un interféromètre avec ces impulsions pour différents ordres de diffraction. Les ports de sortie étant dans le même état interne mais sur deux états d’impulsion différents, il est difficile de les mesurer indépendamment avec une méthode classique de détection par temps de vol. Nous avons donc développé puis caractérisé une nouvelle méthode permettant d’augmenter leur séparation spatiale avant leur détection à l’aide d’un ascenseur de Bloch. Nous avons également implémenté un ascenseur de Bloch en début de séquence afin d’opérer l’interféromètre en configuration fontaine et profiter d’un temps de chute libre maximal. Un miroir monté sur un tip tilt a été caractérisé afin de compenser l’accélération de Coriolis subie par les atomes pendant leur chute et un collimateur à profil d’intensité plat (‘flat top’) a été implémenté sur l’expérience afin d’éclairer les atomes de manière uniforme. Une sensibilité au gradient de gravité de 255 E à une seconde a été démontrée.
Caractérisation des erreurs systématiques dues aux inhomogénéités d'intensité des faisceaux Raman dans un gravimètre absolu à atomes froids Les corrélations entre les degrés de liberté internes et externes des atomes neutres permettent d'atteindre une précision et une sensibilité de pointe dans les capteurs inertiels. Cette thèse présente les derniers développements réalisés sur le gravimètre absolu à atomes froids (CAG) du LTE, basé sur l'interférométrie d’états de moment via des transitions Raman dans un nuage d'atomes de 87 Rb en chute libre. Nous identifions les inhomogénéités d'intensité comme la principale source de perte de contraste dans le CAG, et mettons en évidence le rôle des interactions non résonantes induites par la géométrie contre-propagative des faisceaux Raman. Après optimisation du dispositif optique, le contraste de l'interféromètre s'est amélioré de près de 10 %, et les structures locales liées au champ ont été éliminées. Par ailleurs, nous avons identifié des phases de biais provenant des variations d'intensité laser, principalement pendant l'impulsion miroir. Nous introduisons une méthode dynamique pour évaluer ces déphasages, qui constitue une généralisation de l'approximation adiabatique classique. Cette approche permet de distinguer les déphasages causés par des processus à deux photons de ceux ayant une autre origine. Elle relie notamment la population d'états de moment indésirables à l'accumulation de phases non linéaires aux sorties de l'interféromètre. Nous rapportons un biais systématique dans la mesure de g de l'ordre de 5 × 10−9 g, attribué aux inhomogénéités d'intensité, ainsi qu'une sensibilité de 20 × 10−9 g Hz−1/2.
Nous présentons la réalisation d'un interféromètre à ondes de matière mesurant l'accélération de la pesanteur. Les paquets d'ondes d'atomes de 87Rb sont manipulés à l'aide de deux lasers induisant des transitions Raman stimulées. Ces transitions servent à créer un interféromètre atomique dont le déphasage dépend de l'accélération des atomes dans le référentiel du laboratoire. Lorsque les lasers Raman sont appliqués verticalement, l'interféromètre est sensible à l'accélération de la pesanteur g. Dans le contexte de l'expérience de balance du watt, réalisée au LNE, la connaissance de la valeur de l'attraction terrestre est requise avec une incertitude de g/g = 10−9. L'objectif de notre gravimètre est d'obtenir une sensibilité de 10−9g en moins d'une minute d'intégration et une exactitude meilleure que 10−9g. Un effort particulier a été apporté pour concevoir un dispositif expérimental compact, afin de faciliter son transport. Il pourra ainsi être déplacé à proximité de la balance ou sur divers sites de mesure pour effectuer des comparaisons avec d'autres gravimètres. Nous avons obtenu une sensibilité de 7 × 10−8g.Hz−1/2 qui permet d'atteindre une incertitude statistique de 3 × 10−9g après 1000 secondes d'intégration. Une première analyse des sources de bruits expérimentaux nous a permis d'identifier les améliorations à apporter au dispositif et en particulier celles concernant les vibrations qui limitent actuellement la sensibilité court terme.