Dans ce manuscrit nous étudions le développement de corrélations de spin entre atomes de chrome pièges dans un réseau optique. Ce système se caractérise par le grand spin (S=3) des atomes utilises ainsi que la grande portée et l’anisotropie des interactions interatomiques. Dans ce manuscrit sont décrites deux expériences dans lesquelles nous observons le développement de ces corrélations de spin. Ces deux expériences sont basées sur la mesure répétée des populations Zeeman globales et l’estimation de leurs second moments statistiques. Les valeurs expérimentales de ces propriétés statistiques ne sont pas uniquement dictées par la dynamique dipolaire, et elle sont en général impactées par de nombreux autres phénomènes aléatoires (les fluctuations du signal total, la fluorescence atomique etc...). Dans le deuxième chapitre de ce manuscrit, nous fournissons des méthodes de traitement statistique des données expérimentales qui permettent d’isoler la contribution du bruit de projection quantique. Dans le troisième chapitre de ce manuscrit, nous donnons la preuve expérimentale de la croissance de corrélations de spin dans notre système au fur et à mesure de sa thermalisation. Les résultats de ce chapitre mettent en évidence les possibilités nouvelles associées aux grands spins en termes de suivi des corrélations. Dans le quatrième chapitre nous décrivons la mise en œuvre d’une nouvelle méthode de bipartition qui nous a permis d’examiner plus finement la structure des corrélations se développant dans notre système et d’en démontrer la relative complexité. La croissance de ces corrélations concorde avec les scenarios de thermalisation quantique communément acceptes selon lesquels la thermalisation des systèmes isoles est induite par l’intrication desdifférentes sous-parties du système.
Dans ce manuscrit nous étudions le développement de corrélations de spin entre atomes de chrome pièges dans un réseau optique. Ce système se caractérise par le grand spin (S=3) des atomes utilises ainsi que la grande portée et l’anisotropie des interactions interatomiques. Dans ce manuscrit sont décrites deux expériences dans lesquelles nous observons le développement de ces corrélations de spin. Ces deux expériences sont basées sur la mesure répétée des populations Zeeman globales et l’estimation de leurs second moments statistiques. Les valeurs expérimentales de ces propriétés statistiques ne sont pas uniquement dictées par la dynamique dipolaire, et elle sont en général impactées par de nombreux autres phénomènes aléatoires (les fluctuations du signal total, la fluorescence atomique etc...). Dans le deuxième chapitre de ce manuscrit, nous fournissons des méthodes de traitement statistique des données expérimentales qui permettent d’isoler la contribution du bruit de projection quantique. Dans le troisième chapitre de ce manuscrit, nous donnons la preuve expérimentale de la croissance de corrélations de spin dans notre système au fur et à mesure de sa thermalisation. Les résultats de ce chapitre mettent en évidence les possibilités nouvelles associées aux grands spins en termes de suivi des corrélations. Dans le quatrième chapitre nous décrivons la mise en œuvre d’une nouvelle méthode de bipartition qui nous a permis d’examiner plus finement la structure des corrélations se développant dans notre système et d’en démontrer la relative complexité. La croissance de ces corrélations concorde avec les scenarios de thermalisation quantique communément acceptes selon lesquels la thermalisation des systèmes isoles est induite par l’intrication desdifférentes sous-parties du système.
Dans ce manuscrit nous étudions le développement de corrélations de spin entre atomes de chrome pièges dans un réseau optique. Ce système se caractérise par le grand spin (S=3) des atomes utilises ainsi que la grande portée et l’anisotropie des interactions interatomiques. Dans ce manuscrit sont décrites deux expériences dans lesquelles nous observons le développement de ces corrélations de spin. Ces deux expériences sont basées sur la mesure répétée des populations Zeeman globales et l’estimation de leurs second moments statistiques. Les valeurs expérimentales de ces propriétés statistiques ne sont pas uniquement dictées par la dynamique dipolaire, et elle sont en général impactées par de nombreux autres phénomènes aléatoires (les fluctuations du signal total, la fluorescence atomique etc...). Dans le deuxième chapitre de ce manuscrit, nous fournissons des méthodes de traitement statistique des données expérimentales qui permettent d’isoler la contribution du bruit de projection quantique. Dans le troisième chapitre de ce manuscrit, nous donnons la preuve expérimentale de la croissance de corrélations de spin dans notre système au fur et à mesure de sa thermalisation. Les résultats de ce chapitre mettent en évidence les possibilités nouvelles associées aux grands spins en termes de suivi des corrélations. Dans le quatrième chapitre nous décrivons la mise en œuvre d’une nouvelle méthode de bipartition qui nous a permis d’examiner plus finement la structure des corrélations se développant dans notre système et d’en démontrer la relative complexité. La croissance de ces corrélations concorde avec les scenarios de thermalisation quantique communément acceptes selon lesquels la thermalisation des systèmes isoles est induite par l’intrication desdifférentes sous-parties du système.
Dans ce mémoire nous présentons plusieurs études expérimentales des propriétés magnétiques d’un condensat de Bose-Einstein de Chrome chargé dans un réseau 3D, en nous focalisant sur les effets associés aux interactions dipolaires. Nous montrons que dans un réseau 3D, la relaxation dipolaire est un processus résonant du fait de la réduction de la densité d’états orbitaux accessibles. Les résonances sont observées à des champs magnétiques Bres tels que l’énergie Zeeman relâchée soit égale à l’énergie nécessaire à exciter les atomes dans une bande d’énergie supérieure du réseau. Nous pouvons inhiber ce processus en appliquant un champ différent de Bres. L’analyse des résonances a permis de sonder la structure de bande 3D du réseau, ainsi que la mise en évidence de l’effet des interactions entre atomes. Nous avons étudié la dynamique d’échange de spin dans un réseau 3D. Nous présentons en particulier la première observation d’échange de spin entre atomes localisés dans des sites séparés. Ces études permettent une exploration nouvelle du magnétisme en réseau. En variant la profondeur du réseau, nous étudions ces effets dans le régime superfluide, bien décrit par une théorie de champ moyen, et dans le régime fortement corrélé, dont la description théorique est difficile. Enfin, nous étudions l’évolution de deux spins géants interagissant par interaction dipolaire. Le condensat initialement divisé en deux, les atomes des deux nuages sont préparés dans des états de spin opposés formant ainsi deux spins géants ±3xN. Nous montrons que toute dynamique de spin est énergétiquement inhibée pour de grands spins ce qui est bien reproduit par une théorie classique.
Le manuscrit porte principalement sur l’étude de dynamiques de spin avec des gaz quantiques de chrome bosonique, atomes qui ont la propriété d’avoir un large moment magnétique permettant l’observation d’interactions dipôle-dipôle. Les expériences présentées sont effectuées en plaçant le système dans un état hors équilibre par rotation des spins d’un angle θ par rapport à leur direction initiale, anti-alignée avec le champ magnétique externe. Les populations des 2s+1=7 états Zeeman évoluent alors au cours du temps, et sont mesurées à l’aide d’un Stern-Gerlach. La norme du spin total des atomes est également mesurée, par interférométrie Ramsey, ce qui apporte des informations supplémentaires sur l’évolution du système. Les expériences en condensat montrent un bon accord avec des simulations de type champ-moyen et permettent de mettre en évidence un phénomène de conservation du ferromagnétisme attribué aux interactions de contact dépendantes du spin. L’influence des paramètres expérimentaux sur la dynamique est également étudiée, notamment le gradient de champ magnétique et l’angle initial θ. Les expériences en réseau profond (régime de Mott) où les atomes sont fixés sur les sites du réseau permettent de mettre en évidence des effets au-delà du champ-moyen dus aux interactions dipôle-dipôle, d’autant plus importants que θ s’approche de π/2. De plus, le système, bien qu’isolé, tend vers un état d’apparence thermique, phénomène que nous attribuons à un processus de thermalisation quantique. La mesure de la norme du spin total pour ces expériences montre un comportement très différent du cas en condensat, celle-ci diminuant rapidement vers une valeur proche de zéro. Le manuscrit traite également d'une nouvelle méthode de refroidissement et compression des atomes en piège optique à l'aide de mélasses grises.
Dans ce mémoire nous présentons plusieurs études expérimentales des propriétés magnétiques d’un condensat de Bose-Einstein de Chrome chargé dans un réseau 3D, en nous focalisant sur les effets associés aux interactions dipolaires. Nous montrons que dans un réseau 3D, la relaxation dipolaire est un processus résonant du fait de la réduction de la densité d’états orbitaux accessibles. Les résonances sont observées à des champs magnétiques Bres tels que l’énergie Zeeman relâchée soit égale à l’énergie nécessaire à exciter les atomes dans une bande d’énergie supérieure du réseau. Nous pouvons inhiber ce processus en appliquant un champ différent de Bres. L’analyse des résonances a permis de sonder la structure de bande 3D du réseau, ainsi que la mise en évidence de l’effet des interactions entre atomes. Nous avons étudié la dynamique d’échange de spin dans un réseau 3D. Nous présentons en particulier la première observation d’échange de spin entre atomes localisés dans des sites séparés. Ces études permettent une exploration nouvelle du magnétisme en réseau. En variant la profondeur du réseau, nous étudions ces effets dans le régime superfluide, bien décrit par une théorie de champ moyen, et dans le régime fortement corrélé, dont la description théorique est difficile. Enfin, nous étudions l’évolution de deux spins géants interagissant par interaction dipolaire. Le condensat initialement divisé en deux, les atomes des deux nuages sont préparés dans des états de spin opposés formant ainsi deux spins géants ±3xN. Nous montrons que toute dynamique de spin est énergétiquement inhibée pour de grands spins ce qui est bien reproduit par une théorie classique.
Le manuscrit porte principalement sur l’étude de dynamiques de spin avec des gaz quantiques de chrome bosonique, atomes qui ont la propriété d’avoir un large moment magnétique permettant l’observation d’interactions dipôle-dipôle. Les expériences présentées sont effectuées en plaçant le système dans un état hors équilibre par rotation des spins d’un angle θ par rapport à leur direction initiale, anti-alignée avec le champ magnétique externe. Les populations des 2s+1=7 états Zeeman évoluent alors au cours du temps, et sont mesurées à l’aide d’un Stern-Gerlach. La norme du spin total des atomes est également mesurée, par interférométrie Ramsey, ce qui apporte des informations supplémentaires sur l’évolution du système. Les expériences en condensat montrent un bon accord avec des simulations de type champ-moyen et permettent de mettre en évidence un phénomène de conservation du ferromagnétisme attribué aux interactions de contact dépendantes du spin. L’influence des paramètres expérimentaux sur la dynamique est également étudiée, notamment le gradient de champ magnétique et l’angle initial θ. Les expériences en réseau profond (régime de Mott) où les atomes sont fixés sur les sites du réseau permettent de mettre en évidence des effets au-delà du champ-moyen dus aux interactions dipôle-dipôle, d’autant plus importants que θ s’approche de π/2. De plus, le système, bien qu’isolé, tend vers un état d’apparence thermique, phénomène que nous attribuons à un processus de thermalisation quantique. La mesure de la norme du spin total pour ces expériences montre un comportement très différent du cas en condensat, celle-ci diminuant rapidement vers une valeur proche de zéro. Le manuscrit traite également d'une nouvelle méthode de refroidissement et compression des atomes en piège optique à l'aide de mélasses grises.
Préparation et caractérisation d'états de spin corrélés avec un simulateur quantique à atomes de Rydberg Cette thèse porte sur le développement d'outils et de protocoles expérimentaux pour l'étude de systèmes de spin fortement corrélés, depuis leur préparation jusqu'à leur caractérisation.Le dispositif expérimental est basé sur le piégeage d'atomes de rubidium individuels dans des pinces optiques, selon des structures uni- ou bi-dimensionnelles ordonnées. Une fois excités dans des états de Rydberg, les atomes interagissent deux à deux, ce qui peut être décrit de manière effective par un modèle de spin --- donnant lieu à des simulations quantiques de ces modèles. L'objectif général est de mieux comprendre les mécanismes à l'œuvre dans les états fortement corrélés de la matière, qui sont notoirement difficiles à simuler numériquement lorsque le nombre de spins devient grand.La mise en œuvre des modèles de spin nécessite un contrôle précis des degrés de liberté tant internes qu'externes des atomes. Durant ma thèse, j'ai amélioré le montage préexistant, en appliquant une technique de refroidissement Raman pour réduire les fluctuations de position thermiques des atomes dans les pinces optiques. Nous avons également conçu une méthode de transitions locales entre états de Rydberg, permettant la préparation de textures de spin arbitraires et la lecture simultanée de plusieurs spins dans des bases différentes. Ces techniques nous ont permis de mettre en évidence des phénomènes quantiques collectifs dans des systèmes magnétiques avec interactions dipolaires de longue portée. Nous avons étudié plusieurs régimes, depuis les propriétés d'équilibre à basse énergie, jusqu'à la dynamique d'états de haute énergie.Tout d'abord, la préparation adiabatique des états fondamentaux du modèle de spin dit XY a permis d'observer la formation d'un ordre ferromagnétique ou antiferromagnétique entre spins, mesuré au moyen de leurs corrélations, sur un réseau carré et sur une chaîne unidimensionnelle. Quelle que soit la dimension du système étudié, le caractère dipolaire des interactions s'est traduit par une déstabilisation de la phase antiferromagnétique, et un renforcement de l'ordre ferromagnétique. En une dimension, nous avons observé des oscillations de Friedel à proximité d'un défaut localisé et mesuré des profils de corrélations en loi de puissance, signature d'une phase critique de la matière. Nous avons ensuite mis au point une nouvelle technique de mesure de la relation de dispersion des excitations de basse énergie. Cette méthode, appelée quench spectroscopy, consiste à mesurer la propagation des corrélations entre tous les spins à partir d'un état hors-équilibre de basse énergie, et à appliquer une double transformée de Fourier (spatiale et temporelle) pour obtenir l'énergie des excitations élémentaires en fonction de leur vecteur d'onde. Appliquant cette méthode aux cas précédents, nous avons vérifié la linéarité de la relation de dispersion à faible vecteur d'onde, caractéristique des ondes de spin du modèle XY ; à l'exception notable du cas ferromagnétique en deux dimensions, où l'énergie évolue comme la racine carrée du vecteur d'onde du fait des interactions dipolaires.Enfin, nous avons exploité les interactions de van der Waals non-diagonales pour mettre en œuvre un modèle de spin et de trous appelé modèle t-J-V, décrivant le mouvement de trous dans un réseau de spins. La réalisation de ce modèle avec des états de Rydberg permet d'accéder à des régimes de paramètres jusqu'à présent inaccessibles avec une résolution à l'échelle de la particule individuelle; en particulier, les interactions dipolaires équivalent à un effet tunnel de longue portée, autorisant le saut d'une particule entre deux sites distants. En étudiant la dynamique d'un aimant dopé par des trous localisés, nous avons trouvé des signatures de cet effet tunnel effectif de longue portée, et mis en évidence l'influence des états de spin sur le transport des trous.