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PREPRINT — VERSION 2.0 « Réaliste Edition » Lozac'h Double Qubit Architecture verre boré / h-BN / électrode Au (2 nm) / graphite pyrolytique Couplage RF commutable à deux qubits de spin — simulations et analyse comparative

Jean-yves Lozac'h

Published Mar 28, 2026• 0 citations
Publisher

Abstract

Abstract Nous présentons la version 2.0, dite "Réaliste Edition", du Lozac'h Double Qubit : un système à deux qubits de spin couplés, fabriqué à partir de verre borosilicate dopé bore (3-5% B) sur graphite pyrolytique (HOPG), avec une couche de couplage en nitrure de bore hexagonal (h-BN, 8 nm) intégrant une électrode en or de 2 nm servant de porte RF commutable. Par rapport à la version 1.0, cette version adopte des paramètres de cohérence réalistes pour un verre amorphe : T2 (spins électroniques) = 2-12 µs à 233 K, contre des valeurs optimistes de 100 ms précédemment annoncées. Les simulations numériques (Hahn Echo, oscillations de Rabi, crosstalk A-B) sont présentées et discutées honnêtement, incluant leurs limitations. Le modèle thermique prédit keff = 3.3-4.4 W/m·K pour du HOPG commercial (k_graphite = 4-6 W/m·K cross-plane). La comparaison avec les plateformes concurrentes (supraconducteurs, diamant NV, ions piégés, SiC) montre que cette architecture occupe un créneau unique : coût < 10 k€ pour un démonstrateur complet, sans cryogénie lourde, compatible CMOS. Mots-clés : qubit, verre boré, graphite, h-BN, couplage RF, température ambiante.

DOI
10.5281/zenodo.19299974

Related papers

PREPRINT — VERSION 3.0 Lozac'h Double Qubit Architecture verre boré / h-BN / électrode Au (2 nm) / graphite pyrolytique Isolation inter-qubits validée — Crosstalk < 0.001 % (dipolaire) et < 10 % (phonons)

Jean-yves Lozac'h

Abstract Nous présentons la version 3.0 du Lozac'h Double Qubit, corrigeant une erreur fondamentale de la v2.0 : la simulation de crosstalk A-B utilisait un préfacteur arbitraire (saturation à 50% codée en dur), sans base physique. Le calcul rigoureux du couplage dipolaire magnétique réel donne J = 8.27×10⁻⁶ Hz à 10 µm de séparation, soit un temps de couplage de 33 heures et un crosstalk de 0.000000% sur 200 µs — quatre ordres de grandeur sous le critère Go de 12%. Deux mécanismes additionnels ont été simulés : le bruit de champ magnétique commun B₀ (crosstalk < 0.031% même en labo non blindé) et le couplage via phonons différentiels du graphite (< 10% au pic à 2.17 GHz, < 5% avec HOPG réel amorti). L'architecture est validée sur les trois mécanismes. Les temps de cohérence réalistes restent T2 = 2-12 µs (spins électroniques, verre amorphe, 233 K). Le modèle thermique donne keff = 3.3-4.4 W/m·K pour du HOPG commercial. La comparaison marché confirme un positionnement unique : démonstrateur 2 qubits à < 10 k€ sans cryogénie, compatible CMOS, sur wafer 100 mm.

•Mar 29, 2026•0 citations

PROTOCOLE D'ESSAI EXPÉRIMENTAL Lozac'h Double Qubit Architecture verre boré / h-BN / électrode Au / graphite

Jean-yves Lozac'h

1. Objectif et périmètre de l'essai Ce protocole définit les étapes expérimentales pour valider la fonctionnalité du Lozac'h Double Qubit : un système à deux qubits couplés, fabriqué à partir de verre borosilicate dopé bore (3-5% B) sur graphite pyrolytique, avec une couche intermédiaire de nitrure de bore hexagonal (h-BN, 8 nm total) contenant une électrode en or ultra-mince (2 nm) servant de porte de couplage RF commutable.

•Mar 28, 2026•0 citations

Architecture d'un Supercalculateur Photonique Massivement Parallèle : Le Système P-CBAM-256 à Température Ambiante Version 2.0 — Architecture corrigée et validée par revue bibliographique indépendante Jean-Yves Lozac'h

Jean-yves Lozac'h

Ce document présente la version corrigée de l'architecture P-CBAM-256, un supercalculateur photonique massivement parallèle composé de 256 matrices de calcul interconnectées, exploitant 16 777 216 cellules élémentaires à défauts de spin V⁻ʙ dans la nitrure de bore hexagonal (hBN). La version 1.0 de cette architecture proposait un fonctionnement à 77 K pour « prolonger le temps de cohérence de spin T2 » ; Cette hypothèse s'est révélée non soutenue par la littérature expérimentale, qui a établi que T2 du V⁻ʙ est gouverné par le bain de spins nucléaires environnants et reste quasiment indépendant de la température entre 50 K et 300 K. La présente version corrige cette erreur, supprime le poste de cryogénie associé, et révise le facteur de codage par cellule de B=2 à B=1 bit/cycle après vérification que la dégénérescence du canal de lecture optique du V⁻ʙ ne permet pas une discrimination simultanée des deux sous-niveaux de spin sombres. L'architecture corrigée, fonctionnant à température ambiante, délivre un débit global théorique de 3 355 Tb/s (≈ 419 To/s) pour un coût d'infrastructure augmentant à 27,7 M€, contre 67,1 Tb/s et 29,1 M€ dans la version non corrigée.

•Jun 30, 2026•0 citations

Electronic circuits at cryogenic temperatures for scalable readout of spin qubits

Thomas Houriez

Circuits électroniques à températures cryogéniques pour la lecture massive de qubits de spin Les qubits de spin sur semi-conducteurs constituent une plateforme prometteuse pour le calcul quantique à grande échelle, car ils bénéficient d’une taille réduite et de procédés de fabrication compatibles avec l’industrie des semi-conducteurs. Bien que les qubits de spin fonctionnent à des températures cryogéniques, les circuits électroniques assurant leur contrôle sont généralement placés à température ambiante. Plusieurs milliers de câbles doivent donc traverser le cryostat.Placer l’électronique de contrôle à l’intérieur du cryostat permettrait de limiter les connexions reliant l’étage à température ambiante avec les étages cryogéniques à un petit nombre de câbles portant des signaux basses fréquences. Cette thèse vise à développer des circuits intégrés à températures cryogéniques conçus pour réaliser la lecture par impédancemétrie de qubits de spin et adaptés à une lecture à grande échelle. L’impédancemétrie est une méthode de lecture similaire à la méthode éprouvée de la réflectométrie, mais dans laquelle l’impédance du résonateur connecté au qubit est mesurée directement, ce qui permet d’éviter une optimisation complexe de l’adaptation d’impédance du résonateur. En contrepartie, les circuits de lecture doivent être placés à proximité immédiate des résonateurs.Tout d’abord, nous présentons une étude théorique comparant les performances des lectures par impédancemétrie et par réflectométrie. L'impédancemétrie présente une sensibilité en phase améliorée, étant limitée uniquement par le facteur de qualité interne du résonateur. Cependant, placer le résonateur à une température plus élevée augmente son bruit thermique, limitant le rapport signal sur bruit (SNR). Nous réalisons des simulations montrant que l'impédancemétrie est compatible avec le multiplexage fréquentiel, permettant la lecture de plusieurs qubits par la même chaîne de lecture. Nous concevons ensuite un circuit sur la technologie Fully-Depleted Silicon-On-Insulator (FDSOI) 28nm pour démontrer le principe de lecture. Les tests sont effectués à 4.2K, bien que le circuit soit compatible avec une utilisation à 500mK. Pendant la caractérisation du circuit, un deuxième LNA discret en SiGe est utilisé. Ce LNA a également été conçu au cours de cette thèse pour être utilisé comme second étage d’amplification d’une lecture par impédancemétrie ou réflectométrie. À 4.2K, le circuit intégré consomme 590µW pour une bande passante de 500MHz. Une capacité numérique est utilisée pour émuler le comportement d’un qubit et évaluer la sensibilité de la chaîne de lecture. La sensibilité est de 35 aF.µV/√Hz à 4.2K, limitée par le bruit thermique du résonateur, avec une amélioration d’un facteur 3 prévue à 500mK.

•Feb 6, 2025•0 citations

Interface spin-photon et portes quantiques pour des spins dans des nanotubes de carbone

B. Neukelmance

Dans cette thèse, on s'intéresse à l'implémentation d'un qubit de spin dit ferromagnétique. Un nanotube de carbone est utilisé comme conducteur cohérent pour piéger un spin électronique dans lequel est encodé l'information quantique assurant des longs temps de cohérence. Ce circuit à base de boîtes quantiques est intégré à une architecture d'électrodynamique quantique sur puce procurant de grands atouts pour la lecture, la manipulation et un couplage à distance. Le couplage spin-photon existe grâce une hybridation spin-charge : l'électron étant piégé dans un double puits de potentiel avec différents axes de quantification du spin pour chacune des boîtes quantiques. Cet ingrédient clef est ici implémenté avec des électrodes de contacts ferromagnétiques non colinéaires et leur champ magnétique respectif. Augmenter le couplage spin-photon est toutefois nécessaire pour dépasser la preuve de concept. Pour cela il est possible d'accroitre l'impédance du résonateur avec des supraconducteurs désordonnés, ce qui a été exploré dans ce travail avec de l'aluminium granulaire. Des travaux d'investigation sont également été menés pour une intégration multi-qubits avec une cavité usinée dite ”2.5D”. Les résultats principaux de cette thèse ont été obtenus dans une architecture standard où des états quantique cohérents jusqu'à la microseconde ont été observés. La manipulation avec des photons de la cavité a conduit à des chevrons de Rabi non conventionnels cachant une dynamique multi-niveaux. La caractérisation standard des qubits a toutefois pu être réalisée et a montré des temps de cohérence dépassant ceux des circuit de boîtes quantiques en cavité et ceux des dispositifs à base de nanotubes de carbone d'un et de deux ordres de grandeur.

•Mar 15, 2024•0 citations

Demonstration of a two-qubit logic gate in industrial spin silicon devices.

Pierre Hamonic

Réalisation d'une porte logique à deux qubits à l'aide de qubit de spin industriels dans le silicium La physique quantique, désormais centenaire, est devenue un pilier technologique moderne. Le transistor, bloc fondamental de l’informatique, illustre cette évolution, atteignant une densité de plusieurs milliards sur quelques centimètres carré grâce aux nanotechnologies. À l’échelle nanométrique, les effets quantiques limitent la miniaturisation, poussant au développement de solutions comme la plateforme CMOS FDSOI. Parallèlement, le contrôle de la matière à l’échelle quantique a permis l’émergence de l’informatique quantique, promettant de résoudre des problèmes classiquement insolubles. Les qubits de spin en silicium se distinguent par leur faible sensibilité aux perturbations magnétiques et leur compatibilité avec les procédés microélectroniques industriels.Alors que la loi de Moore atteint ses limites, l’informatique quantique offre une alternative en améliorant la puissance de calcul par une nouvelle logique. Cependant, des millions de qubits sont nécessaires pour des applications concrètes. Actuellement, les processeurs quantiques (environ 1000 qubits) restent limités par des erreurs et nécessitent une expertise pointue. Les qubits de spin dans les boîtes quantiques semi-conductrices représentent une solution prometteuse.Cette thèse utilise un réseau 2x2 de boîtes quantiques fabriqué en fonderie pour améliorer la scalabilité des qubits de spin. Dans un premier temps, nous démontrons l’occupation à spin unique via deux méthodes : chargement contrôlé d’électrons et réflectométrie à base de grilles pour une lecture dispersive sans capteurs externes. Cette approche simplifie le réglage électrostatique et permet une identification claire des états de spin.Dans un second temps, nous nous focalisons sur une cellule de qubit compacte, démontrant une lecture en single-shot, une initialisation fiable et des opérations d’intrication. Fonctionnant jusqu’à 1 K avec un bruit de charge minimal, cette solution peut potentiellement s'intégrer avec de la cryoélectronique.

•Jan 23, 2026•0 citations
Abstract Nous présentons la version 2.0, dite "Réaliste Edition", du Lozac'h Double Qubit : un système à deux qubits de spin couplés, fabriqué à partir de verre borosilicate dopé bore (3-5% B) sur graphite pyrolytique (HOPG), avec une couche de couplage en nitrure de bore hexagonal (h-BN, 8 nm) intégrant une électrode en or de 2 nm servant de porte RF commutable. Par rapport à la version 1.0, cette version adopte des paramètres de cohérence réalistes pour un verre amorphe : T2 (spins électroniques) = 2-12 µs à 233 K, contre des valeurs optimistes de 100 ms précédemment annoncées. Les simulations numériques (Hahn Echo, oscillations de Rabi, crosstalk A-B) sont présentées et discutées honnêtement, incluant leurs limitations. Le modèle thermique prédit keff = 3.3-4.4 W/m·K pour du HOPG commercial (k_graphite = 4-6 W/m·K cross-plane). La comparaison avec les plateformes concurrentes (supraconducteurs, diamant NV, ions piégés, SiC) montre que cette architecture occupe un créneau unique : coût < 10 k€ pour un démonstrateur complet, sans cryogénie lourde, compatible CMOS. Mots-clés : qubit, verre boré, graphite, h-BN, couplage RF, température ambiante.
Abstract Nous présentons la version 3.0 du Lozac'h Double Qubit, corrigeant une erreur fondamentale de la v2.0 : la simulation de crosstalk A-B utilisait un préfacteur arbitraire (saturation à 50% codée en dur), sans base physique. Le calcul rigoureux du couplage dipolaire magnétique réel donne J = 8.27×10⁻⁶ Hz à 10 µm de séparation, soit un temps de couplage de 33 heures et un crosstalk de 0.000000% sur 200 µs — quatre ordres de grandeur sous le critère Go de 12%. Deux mécanismes additionnels ont été simulés : le bruit de champ magnétique commun B₀ (crosstalk < 0.031% même en labo non blindé) et le couplage via phonons différentiels du graphite (< 10% au pic à 2.17 GHz, < 5% avec HOPG réel amorti). L'architecture est validée sur les trois mécanismes. Les temps de cohérence réalistes restent T2 = 2-12 µs (spins électroniques, verre amorphe, 233 K). Le modèle thermique donne keff = 3.3-4.4 W/m·K pour du HOPG commercial. La comparaison marché confirme un positionnement unique : démonstrateur 2 qubits à < 10 k€ sans cryogénie, compatible CMOS, sur wafer 100 mm.
Ce document présente la version corrigée de l'architecture P-CBAM-256, un supercalculateur photonique massivement parallèle composé de 256 matrices de calcul interconnectées, exploitant 16 777 216 cellules élémentaires à défauts de spin V⁻ʙ dans la nitrure de bore hexagonal (hBN). La version 1.0 de cette architecture proposait un fonctionnement à 77 K pour « prolonger le temps de cohérence de spin T2 » ; Cette hypothèse s'est révélée non soutenue par la littérature expérimentale, qui a établi que T2 du V⁻ʙ est gouverné par le bain de spins nucléaires environnants et reste quasiment indépendant de la température entre 50 K et 300 K. La présente version corrige cette erreur, supprime le poste de cryogénie associé, et révise le facteur de codage par cellule de B=2 à B=1 bit/cycle après vérification que la dégénérescence du canal de lecture optique du V⁻ʙ ne permet pas une discrimination simultanée des deux sous-niveaux de spin sombres. L'architecture corrigée, fonctionnant à température ambiante, délivre un débit global théorique de 3 355 Tb/s (≈ 419 To/s) pour un coût d'infrastructure augmentant à 27,7 M€, contre 67,1 Tb/s et 29,1 M€ dans la version non corrigée.
Circuits électroniques à températures cryogéniques pour la lecture massive de qubits de spin Les qubits de spin sur semi-conducteurs constituent une plateforme prometteuse pour le calcul quantique à grande échelle, car ils bénéficient d’une taille réduite et de procédés de fabrication compatibles avec l’industrie des semi-conducteurs. Bien que les qubits de spin fonctionnent à des températures cryogéniques, les circuits électroniques assurant leur contrôle sont généralement placés à température ambiante. Plusieurs milliers de câbles doivent donc traverser le cryostat.Placer l’électronique de contrôle à l’intérieur du cryostat permettrait de limiter les connexions reliant l’étage à température ambiante avec les étages cryogéniques à un petit nombre de câbles portant des signaux basses fréquences. Cette thèse vise à développer des circuits intégrés à températures cryogéniques conçus pour réaliser la lecture par impédancemétrie de qubits de spin et adaptés à une lecture à grande échelle. L’impédancemétrie est une méthode de lecture similaire à la méthode éprouvée de la réflectométrie, mais dans laquelle l’impédance du résonateur connecté au qubit est mesurée directement, ce qui permet d’éviter une optimisation complexe de l’adaptation d’impédance du résonateur. En contrepartie, les circuits de lecture doivent être placés à proximité immédiate des résonateurs.Tout d’abord, nous présentons une étude théorique comparant les performances des lectures par impédancemétrie et par réflectométrie. L'impédancemétrie présente une sensibilité en phase améliorée, étant limitée uniquement par le facteur de qualité interne du résonateur. Cependant, placer le résonateur à une température plus élevée augmente son bruit thermique, limitant le rapport signal sur bruit (SNR). Nous réalisons des simulations montrant que l'impédancemétrie est compatible avec le multiplexage fréquentiel, permettant la lecture de plusieurs qubits par la même chaîne de lecture. Nous concevons ensuite un circuit sur la technologie Fully-Depleted Silicon-On-Insulator (FDSOI) 28nm pour démontrer le principe de lecture. Les tests sont effectués à 4.2K, bien que le circuit soit compatible avec une utilisation à 500mK. Pendant la caractérisation du circuit, un deuxième LNA discret en SiGe est utilisé. Ce LNA a également été conçu au cours de cette thèse pour être utilisé comme second étage d’amplification d’une lecture par impédancemétrie ou réflectométrie. À 4.2K, le circuit intégré consomme 590µW pour une bande passante de 500MHz. Une capacité numérique est utilisée pour émuler le comportement d’un qubit et évaluer la sensibilité de la chaîne de lecture. La sensibilité est de 35 aF.µV/√Hz à 4.2K, limitée par le bruit thermique du résonateur, avec une amélioration d’un facteur 3 prévue à 500mK.
Dans cette thèse, on s'intéresse à l'implémentation d'un qubit de spin dit ferromagnétique. Un nanotube de carbone est utilisé comme conducteur cohérent pour piéger un spin électronique dans lequel est encodé l'information quantique assurant des longs temps de cohérence. Ce circuit à base de boîtes quantiques est intégré à une architecture d'électrodynamique quantique sur puce procurant de grands atouts pour la lecture, la manipulation et un couplage à distance. Le couplage spin-photon existe grâce une hybridation spin-charge : l'électron étant piégé dans un double puits de potentiel avec différents axes de quantification du spin pour chacune des boîtes quantiques. Cet ingrédient clef est ici implémenté avec des électrodes de contacts ferromagnétiques non colinéaires et leur champ magnétique respectif. Augmenter le couplage spin-photon est toutefois nécessaire pour dépasser la preuve de concept. Pour cela il est possible d'accroitre l'impédance du résonateur avec des supraconducteurs désordonnés, ce qui a été exploré dans ce travail avec de l'aluminium granulaire. Des travaux d'investigation sont également été menés pour une intégration multi-qubits avec une cavité usinée dite ”2.5D”. Les résultats principaux de cette thèse ont été obtenus dans une architecture standard où des états quantique cohérents jusqu'à la microseconde ont été observés. La manipulation avec des photons de la cavité a conduit à des chevrons de Rabi non conventionnels cachant une dynamique multi-niveaux. La caractérisation standard des qubits a toutefois pu être réalisée et a montré des temps de cohérence dépassant ceux des circuit de boîtes quantiques en cavité et ceux des dispositifs à base de nanotubes de carbone d'un et de deux ordres de grandeur.
Réalisation d'une porte logique à deux qubits à l'aide de qubit de spin industriels dans le silicium La physique quantique, désormais centenaire, est devenue un pilier technologique moderne. Le transistor, bloc fondamental de l’informatique, illustre cette évolution, atteignant une densité de plusieurs milliards sur quelques centimètres carré grâce aux nanotechnologies. À l’échelle nanométrique, les effets quantiques limitent la miniaturisation, poussant au développement de solutions comme la plateforme CMOS FDSOI. Parallèlement, le contrôle de la matière à l’échelle quantique a permis l’émergence de l’informatique quantique, promettant de résoudre des problèmes classiquement insolubles. Les qubits de spin en silicium se distinguent par leur faible sensibilité aux perturbations magnétiques et leur compatibilité avec les procédés microélectroniques industriels.Alors que la loi de Moore atteint ses limites, l’informatique quantique offre une alternative en améliorant la puissance de calcul par une nouvelle logique. Cependant, des millions de qubits sont nécessaires pour des applications concrètes. Actuellement, les processeurs quantiques (environ 1000 qubits) restent limités par des erreurs et nécessitent une expertise pointue. Les qubits de spin dans les boîtes quantiques semi-conductrices représentent une solution prometteuse.Cette thèse utilise un réseau 2x2 de boîtes quantiques fabriqué en fonderie pour améliorer la scalabilité des qubits de spin. Dans un premier temps, nous démontrons l’occupation à spin unique via deux méthodes : chargement contrôlé d’électrons et réflectométrie à base de grilles pour une lecture dispersive sans capteurs externes. Cette approche simplifie le réglage électrostatique et permet une identification claire des états de spin.Dans un second temps, nous nous focalisons sur une cellule de qubit compacte, démontrant une lecture en single-shot, une initialisation fiable et des opérations d’intrication. Fonctionnant jusqu’à 1 K avec un bruit de charge minimal, cette solution peut potentiellement s'intégrer avec de la cryoélectronique.