L'objectif est d'étudier expérimentalement le comportement des ordinateurs quantiques analogiques tels que ceux commercialisés par D-Wave lorsqu'ils sont confrontés à des cas de problèmes de couplage biparti de cardinalité maximale spécifiquement conçus pour être difficiles à résoudre au moyen d'un recuit simulé. Nous comparons un "Washington" (2X) de D-Wave avec 1098 qubits utilisables sur différentes tailles d'instances. En outre, nous analysons dans quelle mesure les topologies d'interconnexion des qubits expliquent ces derniers résultats expérimentaux obtenus.
L'objectif est d'étudier expérimentalement le comportement des ordinateurs quantiques analogiques tels que ceux commercialisés par D-Wave lorsqu'ils sont confrontés à des cas de problèmes de couplage biparti de cardinalité maximale spécifiquement conçus pour être difficiles à résoudre au moyen d'un recuit simulé. Nous comparons un "Washington" (2X) de D-Wave avec 1098 qubits utilisables sur différentes tailles d'instances. En outre, nous analysons dans quelle mesure les topologies d'interconnexion des qubits expliquent ces derniers résultats expérimentaux obtenus.
La principale contribution de cette thèse est d'étudier expérimentalement le comportement des ordinateurs quantiques analogiques tels que ceux commercialisés par D-Wave lorsqu'ils sont confrontés à des cas de problèmes de couplage biparti de cardinalité maximale spécifiquement conçus pour être difficiles à résoudre au moyen d'un recuit simulé. Nous comparons un "Washington" (2X) de D-Wave avec 1098 qubits utilisables sur différentes tailles d'instances et nous observons que pour tous ces cas, sauf les plus triviaux, la machine ne parvient pas à obtenir une solution optimale. Ainsi, nos résultats suggèrent que le recuit quantique, du moins tel qu'il est mis en œuvre dans un dispositif D-Wave, tombe dans les mêmes pièges que le recuit simulé et fournit donc des preuves supplémentaires suggérant qu'il existe des problèmes polynomiaux qu'une telle machine ne peut pas résoudre efficacement pour atteindre l'optimalité. En outre, nous étudions dans quelle mesure les topologies d'interconnexion des qubits expliquent ces derniers résultats expérimentaux.
La principale contribution de cette thèse est d'étudier expérimentalement le comportement des ordinateurs quantiques analogiques tels que ceux commercialisés par D-Wave lorsqu'ils sont confrontés à des cas de problèmes de couplage biparti de cardinalité maximale spécifiquement conçus pour être difficiles à résoudre au moyen d'un recuit simulé. Nous comparons un "Washington" (2X) de D-Wave avec 1098 qubits utilisables sur différentes tailles d'instances et nous observons que pour tous ces cas, sauf les plus triviaux, la machine ne parvient pas à obtenir une solution optimale. Ainsi, nos résultats suggèrent que le recuit quantique, du moins tel qu'il est mis en œuvre dans un dispositif D-Wave, tombe dans les mêmes pièges que le recuit simulé et fournit donc des preuves supplémentaires suggérant qu'il existe des problèmes polynomiaux qu'une telle machine ne peut pas résoudre efficacement pour atteindre l'optimalité. En outre, nous étudions dans quelle mesure les topologies d'interconnexion des qubits expliquent ces derniers résultats expérimentaux.
La recherche en informatique quantique a pris de l’ampleur dans les deux dernières décennies, notamment grâce aux financements massifs des gouvernements et de l’industrie dans les technologies quantiques. L’ordinateur quantique promet de résoudre des problèmes qui jusqu’à présent restaient insurmontables à cause du temps déraisonnable qu’il faudrait pour les résoudre sur les ordinateurs classiques les plus puissants. L’idée de l’ordinateur quantique consiste à utiliser des propriétés quantiques de la matière, telles que l’intrication et la superposition quantique des états, pour effectuer des calculs d’une nouvelle manière. L’informatique quantique requiert un nouveau type d’ordinateur où les bits d’information classique, généralement représentés par la présence ou non de courant à l’entrée d’un transistor, sont remplacés par des bits quantiques aussi appelés qubits, et qui sont représentés par l’état d’un système quantique. De plus, il est nécessaire de développer de nouveaux algorithmes capables d’être implémentés sur un ordinateur quantique et capables de tirer parti de l’avantage quantique. Cette thèse porte sur ces deux composantes complémentaires : la construction de portes logiques, un bloc fondamental de tout ordinateur, et la création de meilleurs algorithmes pour résoudre des problèmes pertinents sur ces machines. Parmi les plateformes les plus avancées pour l’ordinateur quantique, on trouve les circuits supraconducteurs, qui sont la plateforme sur laquelle ont misé Google, IBM, Alice&Bob, Nord Quantique et bien d’autres compagnies. Malgré les avancées des dernières décennies, de nombreux défis restent à être relevés pour que les machines existantes soient en mesure de résoudre des problèmes pertinents et surpassent les ordinateurs classiques. L’un des défis auquel cette thèse s’attaque est la réalisation de portes logiques à deux qubits rapides et à haute fidélité. La rapidité est cruciale pour pouvoir réaliser le plus d’opérations possible avant que les qubits ne perdent leur cohérence quantique, et une haute fidélité est requise pour minimiser les erreurs de calcul et permettre d’implémenter de la correction d’erreurs quantiques. De plus, certains qubits supraconducteurs sont connus pour être affectés par une interaction indésirable, l’interaction ZZ qui, même si relativement faible, affecte la fidélité des portes logiques quantiques, empêchant d’atteindre des fidélités supérieures à 99.9% nécessaires à la correction d’erreurs. En parallèle avec l’amélioration des composantes de l’ordinateur quantique, il est important de développer des applications pour ce nouveau type de machine. Parmi les approches étudiées, les algorithmes quantiques variationnels (VQA) sont ceux qui sont les plus susceptibles d’être déployés sur les ordinateurs quantiques de petites tailles existants. Ce sont des algorithmes hybrides qui nécessitent à la fois de la puissance de calcul classique et quantique. Ces algorithmes semblent prometteurs pour résoudre de nombreux problèmes concrets d’intérêt industriel, comme obtenir les propriétés de molécules ou trouver les solutions de problèmes d’optimisation combinatoire. En effet, ces problèmes peuvent être formulés sous forme d’un Hamiltonien et résolus en déterminant son état fondamental. Dans ce but, les VQAs utilisent un circuit quantique paramétré appelé ansatz, dont les paramètres sont optimisés pour s’approcher de l’état fondamental. Un premier défi consiste à trouver un ansatz qui permette, pour un problème donné, de converger le plus efficacement possible vers la solution. Un deuxième défi est de trouver un circuit fait de portes logiques facilement implémentables sur les plateformes physiques actuelles. Les travaux effectués dans cette thèse apportent des contributions à ces deux défis. Dans la première partie de la thèse, nous introduisons le dispositif que nous avons conçu et qui permet de réaliser des portes d’intrication paramétrique entre deux qubits supraconducteurs. Cette approche a permis à nos collaborateurs du groupe d’Andrew Houck de l’Université de Princeton de réaliser expérimentalement une opération de type √iSWAP en 15 ns avec une fidélité de 98.8%, et ce dans un dispositif où l’interaction ZZ est supprimée. Dans la seconde partie de la thèse, nous avons développé un ansatz pour les VQAs permettant de résoudre le modèle de Fermi Hubbard. Ce nouvel ansatz utilise les avantages de deux ansätze préexistants, et permet d’obtenir l’énergie et l’état fondamental du FHM avec une précision de plusieurs ordres de grandeur supérieure aux ansätze standards, et ce en réduisant significativement le nombre de portes d’intrication CNOT qui sont généralement imparfaites et longues à implémenter.
L'un des principaux obstacles pour construire un ordinateur quantique est la décohérence, laquelle limite grandement le temps alloué pour un calcul ainsi que la taille du système. Pour combattre la décohérence dans un système quantique, des protocoles de correction d'erreurs ont été proposés et semblent apporter une bonne solution à ce problème. Ces protocoles consistent à confiner l'information que contiennent les qubits dans un sous-espace nommé espace code. Après un certain temps d'évolution, on pose un diagnostic sur l'erreur qui s'est produite sur le système en effectuant des mesures indiquant s'il est toujours dans l'espace code où s'il a évolué vers un autre sous-espace. Pour que de tels protocoles soient efficaces, les mesures effectuées doivent en principe être rapides et projectives. Cependant, pour plusieurs architectures de qubits existantes, les mesures sont faibles et se font de façon continue. De plus, elles peuvent introduire elles-mêmes des erreurs dans le système. Ces caractéristiques de mesure rendent difficile le diagnostic de l'erreur tel qu'il est effectué traditionnellement. Aussi comme les mesures peuvent introduire des erreurs, il n'est pas certain que les protocoles de diagnostic d'erreur traditionnels soient utiles. Dans ce travail, on étudie l'utilité d'une mesure faible et continue dans un processus de correction d'erreurs. Cette étude s'est réalisée en deux volets. D'abord, on présente un protocole de correction d'erreur adapté aux architectures de qubits dont la mesure est faible et se fait de façon continue. On montre que ce protocole permet d'évaluer sous quelles conditions une mesure présentant ces caractéristiques peut aider à corriger des erreurs. Ensuite, on teste ce protocole de correction dans le cas particulier des qubits supraconducteurs. On établit sous quelles conditions la mesure sur ces qubits peut aider à diagnostiquer les erreurs et on étudie l'effet de différents paramètres expérimentaux dans ce contexte.
Les ordinateurs quantiques actuels sont encore loin de ressembler à l'image idéalisée que pouvaient se faire les pionniers de l'algorithmie quantique : ils sont de taille limitée (ayant au mieux quelques centaines de qubits) et ont un mauvais rapport signal/bruit. Ces ordinateurs sont appelés ordinateurs quantiques bruités de taille intermédiaire (NISQ). Cela ne signifie pas pour autant qu'ils sont seulement des prototypes sans utilité pratique. Les ordinateurs NISQ resteront majoritaires jusqu'au développement de machines employant des méthodes de correction d'erreurs (FTQC). De ce fait, il serait de première importance de faire des investigations sur le type de calcul et d'algorithme qu'il est possible de mettre en oeuvre sur ces machines, en particulier dans le cadre des problèmes d'optimisation basés sur des algorithmes hybrides où l'ordinateur NISQ pourrait être utilisé comme accélérateur de calcul et intégré à un processus classique plus large. L'implémentation d'algorithmes NISQ nécessite des optimisations proches du matériel afin de tirer le meilleur parti de ces nouvelles technologies. Cela inclut de potentielles optimisations à différents niveaux de la pile logicielle quantique allant de la formulation du problème d'optimisation au raffinement des solutions retournées par l'ordinateur quantique, en passant par l'amélioration de la compilation dédiée en fonction de la puce utilisée. Dans cette thèse, nous proposons d'évaluer les limites des annealers quantiques (QA) tels que ceux commercialisés par l'entreprise D-Wave. Cette technologie exploite l'effet tunnel durant son processus d'annealing mais rencontre des difficultés pour trouver des solutions de bonne qualité pour des problèmes d'optimisation binaires quadratiques non contraints (QUBO). Un problème contraint peut être formulé en QUBO en traduisant les contraintes sous forme de pénalités ajoutées à la fonction de coût. Dans le cas du problème de partitionnement de graphe équilibré, la contrainte d'équilibrage est transformée sous forme de pénalités et tend à densifier le problème QUBO. Il est alors difficile de trouver une représentation de ce problème sur les puces quantiques faiblement connectées. C'est ici que la compilation joue un rôle clef mais reste difficile à réaliser. Nous avons développé un cadriciel afin d'évaluer la performance des annealers quantiques basés sur un ensemble d'instances dont la représentation sur puce quantique est optimale. Malgré la bonne qualité de cette représentation, l'annealer quantique est peu compétitif dans la résolution de problèmes d'optimisation par rapport à des méthodes de résolution classiques de l'état de l'art. Nous présentons également un second outil permettant de faciliter la comparaison d'études de performances basées sur des problèmes d'optimisation. Cet outil permet d'évaluer la diversité des propriétés des instances utilisées dans le cadre d'une évaluation de performance. Il permet ainsi d'évaluer le niveau de confiance pouvant être accordé à une étude de performance. Enfin, l'étape de compilation des annealers quantiques permet d'associer un qubit logique à un ensemble de qubits physiques fortement liés. Le bon paramétrage de la force de couplage entre ces qubits physiques permet d'accroître considérablement la performance de l'annealer quantique. Nous introduisons une méthode de recherche dichotomique afin de paramétrer efficacement cette force de couplage.
Dans cet article, nous faisons le point sur l’élaboration et l’usage potentiel des ordinateurs quantiques tolérants aux fautes capables de traiter de manière fiable des calculs complexes en surmontant les erreurs et le bruit inhérent aux systèmes quantiques. Dans un premier temps, les intérêts attendus en gains de performance par le calcul quantique sont évoqués ainsi que leurs limites à la fois théoriques et pratiques. Dans un second temps, la nécessaire correction d’erreurs quantiques est abordée. Cette dernière passe par l’encodage de l’information logique, que l’on souhaite protéger, sur un grand nombre de qubits physiques délocalisés afin d’avoir un qubit fiable. Tout en estimant qu’il faut au maximum mille qubits physiques pour obtenir un qubit logique fiable, nous soulignons la difficulté majeure que constitue le passage à l’échelle du nombre de qubits physiques pour résoudre des problèmes réels. Sont ensuite énoncées les différentes technologies de qubits ainsi que leurs enjeux. Puis est abordée la problématique du passage à l’échelle de manière modulaire par l’interconnexion de petits modules quantiques. Une quatrième partie mentionne les enjeux économiques et la coopétition avec les calculateurs classiques et l’IA. Tout en soulignant les progrès en cours et en observant la position française sur cinq voies technologiques, nous appelons aussi à la prudence au regard d’effets d’annonce.