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Connaissancedesarts.com/Connaissance des arts

Qu'est-ce que la lumière ?

Bernard Maitte

Published Jan 1, 2005• 0 citations
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Le crépuscule du multitudinisme

Bernard d’Espagnat

La notion de non-separabilite est analysee a la lumiere du theoreme de Bell. Il est rappele que, dans la formulation que Bell lui-meme en a donnee, les premisses de ce theoreme, loin de renvoyer exclusivement a de l'observable, font necessairement reference a une sous-jacente realite concue comme independante de l'humain. Ce qui est montre ici, c'est que, en depit de ce fait, le theoreme n'est pas en contradiction avec le celebre « axiome philosophique » selon lequel les hommes ne peuvent connaitre que des phenomenes et n'ont pas d'acces assure a la realite en soi. En conclusion, le theoreme demontre bien qu'il nous faut renoncer a la vision du monde - denommee ici multitudinisme selon laquelle la realite serait essentiellement constituee de (outre des champs locaux) des particules localisees interagissant par des forces decroissant avec la distance.

Philosophia Scientae•Jan 1, 2001•0 citations

Cassirer et Bohr: tendances leibniziennes et kantiennes dans le symbolisme de la physique quantique

Hernán Bruno Pringe

Je me propose dans ce travail de comparer la fonction épistémologique que Cassirer assigne à l'intuition sensible dans la physique quantique à celle qui lui est attribuée par Bohr. Je montrerai que tous deux coïncident sur l'impossibilité de considérer les représentations spatio-temporelles comme des exhibitions directes d'objets et de processus atomiques dans l?intuition. En ce sens, tout autant Cassirer que Bohr considèrent que notre connaissance du domaine quantique est une connaissance symbolique. Cependant, alors que pour Cassirer ceci implique que les images spatio-temporelles ne jouent aucun rôle dans la physique quantique, Bohr soutient que ce sont ces images qui apportent une référence physique au formalisme mathématique de la théorie. Au lieu de se réjouir comme Cassirer d'un soi-disant abandon des représentations sensibles en physique atomique, Bohr soutient que celles-ci doivent être conservées pour que les objets et les processus quantiques soient exhibés indirectement dans l'intuition. Je montrerai qu'avec cette position, Bohr adopte un concept de symbole plus proche de celui de Kant que celui que propose le néokantien Cassirer dont les caractéristiques sont, dans un certain sens, plutôt leibniziennes. À la lumière de cette analyse, nous verrons que, pour Cassirer, ce n'est qu'à travers un renoncement complet aux représentations sensibles en physique quantique qu'il est possible d'atteindre une systématicité dans la connaissance physique. Je soutiendrai que Bohr, au contraire, est capable de rendre compte aussi bien de la référence empirique de la théorie quantique, que de sa relation systématique avec la physique classique.

•Jan 1, 2017•0 citations

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Jean Perrin

Annales de Physique•Jan 1, 1919•35 citations
La notion de non-separabilite est analysee a la lumiere du theoreme de Bell. Il est rappele que, dans la formulation que Bell lui-meme en a donnee, les premisses de ce theoreme, loin de renvoyer exclusivement a de l'observable, font necessairement reference a une sous-jacente realite concue comme independante de l'humain. Ce qui est montre ici, c'est que, en depit de ce fait, le theoreme n'est pas en contradiction avec le celebre « axiome philosophique » selon lequel les hommes ne peuvent connaitre que des phenomenes et n'ont pas d'acces assure a la realite en soi. En conclusion, le theoreme demontre bien qu'il nous faut renoncer a la vision du monde - denommee ici multitudinisme selon laquelle la realite serait essentiellement constituee de (outre des champs locaux) des particules localisees interagissant par des forces decroissant avec la distance.
Je me propose dans ce travail de comparer la fonction épistémologique que Cassirer assigne à l'intuition sensible dans la physique quantique à celle qui lui est attribuée par Bohr. Je montrerai que tous deux coïncident sur l'impossibilité de considérer les représentations spatio-temporelles comme des exhibitions directes d'objets et de processus atomiques dans l?intuition. En ce sens, tout autant Cassirer que Bohr considèrent que notre connaissance du domaine quantique est une connaissance symbolique. Cependant, alors que pour Cassirer ceci implique que les images spatio-temporelles ne jouent aucun rôle dans la physique quantique, Bohr soutient que ce sont ces images qui apportent une référence physique au formalisme mathématique de la théorie. Au lieu de se réjouir comme Cassirer d'un soi-disant abandon des représentations sensibles en physique atomique, Bohr soutient que celles-ci doivent être conservées pour que les objets et les processus quantiques soient exhibés indirectement dans l'intuition. Je montrerai qu'avec cette position, Bohr adopte un concept de symbole plus proche de celui de Kant que celui que propose le néokantien Cassirer dont les caractéristiques sont, dans un certain sens, plutôt leibniziennes. À la lumière de cette analyse, nous verrons que, pour Cassirer, ce n'est qu'à travers un renoncement complet aux représentations sensibles en physique quantique qu'il est possible d'atteindre une systématicité dans la connaissance physique. Je soutiendrai que Bohr, au contraire, est capable de rendre compte aussi bien de la référence empirique de la théorie quantique, que de sa relation systématique avec la physique classique.